27 juillet 2020

Appel rejeté pour les chrétiens de l'Eglise d'Iran

Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'Agneau et à cause de la parole de leur témoignage; et ils n'ont pas aime leur vie, même jusqu'à la mort. Apo 12/11

22 juin 2020

Un verdict d'appel a finalement été émis dans le cas de trois des quatre membres de l'Église d'Iran à Rasht qui purgeaient des peines de dix ans.

 Le pasteur Youcef Nadarkhani, et le diacre Saheb Fadaie, ont chacun été condamnés à six ans de prison. Le membre de l'église Mohammadreza Omidi (Yuhan), a reçu une peine de 24 mois, mais devrait être libéré en juillet. Le CSW attend toujours la confirmation du verdict rendu à Yasser Mossayebzadeh, qui a été condamné en même temps que les trois hommes en 2017.  Leur avocat étudie les possibilités d'un nouvel appel.

 Ces quatre chrétiens avaient été initialement arrêtés à Rasht le 13 mai 2016 lors d'une série de raids menés par des agents de sécurité dans des maisons chrétiennes. En juillet 2017, ils ont été reconnus coupables «  d’atteinte à la sûreté de l’Etat «  en "promouvant un christianisme sioniste" et condamnés à dix ans de prison par le juge Ahmadzadeh, le président de la 26e section du tribunal révolutionnaire islamique de Téhéran.  Le pasteur Nadarkhani et M. Omidi avaient reçu chacun deux années supplémentaires d'exil interne, qui devaient être purgées dans des endroits éloignés et inhospitaliers du sud du pays. Le juge Ahmadzadeh qui est accusé de corruption, fait désormais l'objet de sanctions financières au Royaume-Uni.

 Le pasteur Nadarkhani avait été réarrêté à la suite d'une violente descente de police à son domicile de Rasht, le matin du 22 juillet 2018, alors qu'il était en liberté sous caution, en attendant une convocation à la prison, après le rejet d'un appel contre sa condamnation en mai 2018. Les autres hommes avaient été également arrêtés à nouveau lors d'une série de raids intervenus entre le22 et le 25 juillet 2018 et conduit à la prison d'Evin à Téhéran pour y purger leur peine.

Mervyn Thomas, directeur général de CSW, a déclaré : "Nous sommes profondément déçus par les peines prononcées à l'encontre du pasteur Nadarkhani, de Saheb Fadaie et de Mohammadreza Omidi, qui sont innocents des charges retenues contre eux. Tout en reconnaissant qu'elles ont été réduites, nous continuons à soutenir que les peines auraient dû être purement et simplement annulées.  La nature fallacieuse de ces accusations et les peines excessives qui en découlent constituent une criminalisation du christianisme. Nous appelons les autorités iraniennes à rejeter ces accusations et à libérer immédiatement les quatre hommes.  Nous demandons également aux membres de la communauté internationale de soulever le harcèlement judiciaire permanent des communautés religieuses minoritaires d'Iran lors des discussions bilatérales avec le gouvernement iranien, de faire pression pour mettre fin à toutes les formes de persécution religieuse et de rappeler à l'Iran ses obligations constitutionnelles et internationales, de protéger et de respecter les droits de ses citoyens, quelles que soient leurs affiliations religieuses ou leurs origines ethniques". 

Par ailleurs, quatre autres chrétiens appartenant à la confession de l'Église d'Iran, Katrin Sadjadpour (Saeede), Hadi Rahimi (musulmane) et Mehri Behjati (Sakine) et Ramin Hassanpour, ont été convoqués par la troisième branche du bureau du procureur public et révolutionnaire de Téhéran le 19 juin. Ils sont accusés de propager le "christianisme évangélique sioniste" et les "réunions d'église à domicile",après que les juges Hassan Babaie et Zenjani aient signé un verdict fondé sur l'article 498 du Code pénal islamique, qui criminalise la création de groupes visant à «renverser le système».
https://www.csw.org.uk/2020/06/22/press/4699/article.htm