08 octobre 2014

Souccot, fête de Yeshoua


Souccot commence au coucher du soleil le  Mercredi 8 octobre 2014 ( 15 Tishri ) et s'achève à la tombée de la nuit le  Mercredi 15 octobre 2014.  Souccot, la "Fête des Cabanes", immédiatement suivie de  "Sim'hat Torah" sont les fêtes les plus joyeuses du calendrier juif. Tous les ans a lieu à Jérusalem, pendant les fêtes de Souccot (Fêtes des Tabernacles ou Fêtes des cabanes) une grande marche de Chrétiens du monde entier qui viennent témoigner de leur soutien et de leur amour au peuple d'Israël : voir ici
  Tous ceux qui resteront de toutes les nations venues contre Jérusalem monteront chaque année pour se prosterner devant le roi, l'Éternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles. Zach 14/16 à 19 

Tabernacle : Ce terme, qui primitivement signifie tente (lat tabernaculutn), est le nom réservé au sanctuaire du désert. Il est appelé généralement tente d'assignation parce qu'il est le lieu assigné à la rencontre de Dieu et de son peuple, ou bien tente (quelquefois demeure) du Témoignage, parce qu'il renferme le Témoignage, nom donné aux deux tables de la loi contenues dans l'arche de l'alliance, ou bien demeure de l'Éternel, nom qui désigne tantôt l'ensemble du sanctuaire (Lev 17:4, No 16:9, où nos traductions disent « tabernacle » au lieu de « demeure »), tantôt la tente proprement dite (Ex 26:1-6 35:11 etc.) (Dict biblique)
La fête des Tabernacles est la plus grande fête de l'année, comme le montre Nombres 29, qui indique pour chaque jour, à côté des sacrifices ordinaires, des sacrifices spéciaux différents les uns des autres.. Le premier et le huitième jour étaient des jours de sainte convocation avec repos sabbatique.
 Deborah

 « Le quinzième jour du septième mois, quand vous récolterez les produits du pays, vous célébrerez donc une fête à l'Eternel, pendant sept jours: le premier jour sera un jour de repos, et le huitième sera un jour de repos. Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres, des branches de palmiers, des rameaux d'arbres touffus et des saules de rivière; et vous vous réjouirez devant l'Eternel, votre Dieu, pendant sept jours(Lév 23:39)

« Tu célébreras la fête des tabernacles pendant sept jours, quand tu auras recueilli les produits de ton aire et de ta cuve. Et tu te réjouiras dans ta fête, toi, et ton fils, et ta fille, et ton serviteur, et ta servante, et le Lévite, et l’étranger, et l’orphelin, et la veuve, qui sont dans tes portes. Tu feras pendant sept jours la fête à l’Eternel, ton Dieu, au lieu que l’Eternel aura choisi, car l’Éternel, ton Dieu, te bénira dans toute ta récolte et dans tout l’ouvrage de tes mains ; et tu ne seras que joyeux.» (Deut 16 :13-15)

Les 3 fêtes Pessah, Shavouot et Souccot סכות, célèbrent un événement agricole : la récolte. C'est le temps de la réalisation de la fécondité créatrice de la terre et qui se voit assez bien lors des vendanges.
Ce qui caractérise Souccot,  c'est que l’on réside durant huit jours (du moins symboliquement) dans une tente et que l'on y réunit toute l'assemblée petits et grands, riches et pauvres, comme dans le « loulav », cet assemblage de quatre plantes – la myrthe, le saule, des feuilles de palmier et un cédrat. On va d'ailleurs agiter devant Dieu ces quatre plantes dans les six directions de l’espace.

Absence de l'olivier de la vigne et du figuier dans le loulav

On peut remarquer que le raisin ou que la vigne sont absents de cet ensemble, alors qu’ils constituent la récolte principale de l’automne.

- Souccot étant donné aux hommes et pas seulement aux juifs, le loulav n'a pas comme but de mettre en lumière l'identité juive représentée par l'olivier, la vigne et le figuier;
- le loulav et Souccot nous rappelle notre condition éphémère et mortelle;
- le loulav et Souccot sont destinés aux juifs et aux non juifs qui viendront, sans acception de personnes, adorer le Roi des rois à Jérusalem ;
- le loulav représente les bons, les moins bons, les grands et forts, les faibles : bref il représente la communauté de tous les croyants juifs avec non juifs, créatures éphémères de Dieu.

Une des raisons pour laquelle on ne met pas de vigne dans le loulav c'est qu'avec Souccot, la Torah nous met en garde contre toutes les "ivresses" du monde et de notre chair, ivresses qui nous aliènent et nous privent de notre lucidité, de notre liberté et de notre discernement. Janine Elkouby, enseignante juive, explique pourquoi la Torah nous invite, à travers les rites de Souccot à prendre des distances à l’égard de la nature : le juste rapport que nous devons entretenir avec elle n’est ni un rapport de soumission, ni un rapport de domination conforté par l’orgueil de la possession et du pouvoir au moment où la terre donne ses fruits : car  «tu pourrais dire dans ton cœur : c’est ma propre force, c’est le pouvoir de mon bras qui m’a valu cette richesse » (Deut 8, 17). La soucca ( la cabane)et le loulav sont des garde-fous pour nous préserver de ces deux errements."

Nous nous souvenons à Souccot l'errance dans le désert et la dépendance vis-à-vis de Dieu qu'ont vécu les hébreux. Souccot nous rappelle les épreuves traversées et le long cheminement qui mena les enfants d'Israël vers la terre promise. La traversée du désert représente, dans la théologie biblique, le moment intermédiaire entre la libération et l'accomplissement du projet divin. Entre la période d'esclavage et celle de la liberté en terre d'Israël, il fallait au peuple sorti d'Egypte une protection constante.
La soucca, faible et fragile habitation, symbolise à la fois la précarité et la protection. Le peuple d'Israël apprend, lors de cette traversée, que son existence dépend de Dieu, qui lui prodigue, étape après étape, ce dont il a besoin pour survivre dans cet environnement hostile. Il apprend aussi à rester confiant, et à savoir apprécier ce qui lui est donné.   D'une façon générale, cette fête évoque donc la précarité de la vie humaine et la nécessité de la protection divine.
La soucca est reliée à l'histoire de la délivrance et du salut; c'est la raison pour laquelle on y lit le chapitre 14 de Zacharie, qui annonce que toutes les nations viendront à Jérusalem pour célébrer cette fête.

SYMBOLISME DU SACRIFICE À SOUCCOT
Que trouve-t-on en hébreu dans le mot Souccot ? Avec Pessah, Yom Kippour et les autres fêtes, on pensait en avoir fini avec les sacrifices à Souccot. Et pourtant… !
La fête commençait le 15éme jour du mois et durait 7 jours. Un holocauste devait avoir lieu etcomportait à l’époque le sacrifice de 70 taureaux : 13 le premier jour, puis en nombre décroissant d'une unité chacun des jours suivants; 2 béliers et 14 agneaux étaient sacrifiés quotidiennement avec les taureaux. De plus, on offrait chaque jour 1 bouc en sacrifice d'expiation Nom 29 :12-34 (cf. Lév 23 :36; Esdras 3 :4).

LE CHIFFRE 70
Nous montre le 7 chiffre parfait en soi, multiplié mathématiquement et spirituellement par 10 qui est le chiffre du Messie, la main de Dieu.

LE CHIFFRE 10
Est la valeur numérique de la lettre YOD : la main de Dieu, Yeshoua HaMashiah le bras de l’Eternel : MAIN, FORCE, PUISSANCE, POUVOIR, DOMINATION, VIGUEUR)

LE TAUREAU
Représente Dieu Lui-même qui donne sa propre vie pour son peuple : le ALEPH signifie en hébreu le BOEUF, le PRINCE, le MAITRE, le CONSEILLER, l’EPOUX. Le premier jour 13 taureaux sont donc sacrifiés – ce chiffre est la moitié de la valeur du tétragramme 26 YHVH. Ce n’est pas Dieu en entier qui se sacrifie mais c’est Dieu qui sacrifie sa « moitié ». Lui qui est le Maître et l’époux du peuple juif, Il envoie sa moitié pour sauver son peuple de ses iniquités. Et qui est cette « moitié » de l’Eternel » qui est sortie de Lui-même ? Je vous laisse répondre à cette question.

LES 2 BÉLIERS
En même temps que le sacrifice en nombre variable de ces taureaux, les 2 béliers sont les deux émissaires qui paient pour les péchés du peuple et sur lesquels le sang est versé : en hébreu le mot bélier se dit AYIL bélier, poteaux, vestibules, térébinthes, chênes, vaillants, encadrement. Un rappel donc des deux montants de porte sur lesquels les juifs devaient mettre du sang la nuit de Pessah pour écarter l’ange de la mort !

LES 14 AGNEAUX
Ces 14 agneaux sont le chiffre parfait 7 multiplié par 2 => 7 agneaux pour la Maison d’Israël et 7 agneaux pour la bergerie des gentils. Deux peuples qui se côtoient et pour lesquels Dieu a une destinée à commencer par payer la rançon du péché pour les deux postérités, les « étoiles du ciel » ceux qui ne sont pas Israël mais qui sont sauvés par la Foi dans le Dieu d’Israël et le « sable de la terre », ce « peuple de la terre » ce peuple de la promesse d’un pays promis Eretz Israël.

LE DÉSERT : LE CHIFFRE 40
Les huttes de feuillage et les tentes doivent rappeler les vendanges mais plus encore la vie nomade à travers le désert (Lévitique 23 :43, Osée 12 :10).
40 jours dans la montagne pour Moïse, 40 ans dans le désert pour le peuple – temps de préparation pour apprendre quelque chose avant de pouvoir entrer en terre promise. Moïse a cru pendant 40 ans qu’il était quelqu’un (vivait dans le luxe, l’abondance) Ce n’est qu’au bout de 40 ans qu’il découvre qu’il n’est rien. Dieu lui parle en lui disant qu’il allait faire sortir son peuple.
Pour diriger ce peuple, Il envoie Moïse en apprentissage dans le désert. Moïse 40 ans dans le désert. Dans cette période, Dieu envoie Moïse 40 jours dans la montagne pour apprentissage personnel et particulier « panim al panim » pour recevoir la Torah et toutes les instructions. Ça a pris 40 jours pour forger, former Moïse qui devait conduire le peuple. Yeshoua 40 jours dans le désert est un exemple parfait pour nous. Dieu nous a donné sa « moitié » son Fils, dans une nature humaine. 40 symbolisme d’un apprentissage d’une formation par Dieu des choses qu’il a instituées. 40 semaines sont nécessaires pour faire un homme (grossesse) Dans sa nature humaine il devait se préparer à la crucifixion. Le chiffre des 4 espèces du loulav représente 40 est un chiffre qui montre un véritable réseau interrelationnel entre l’avenir, le présent, le futur, la vie, l’oeuvre de Dieu

LA SHMITA - LA RELÂCHE
Tous les 7 ans, c’est l’année de relâche, il n'y avait pas de récolte (La Torah commande d'observer tous les sept ans une année de relâche (shmita שְׁמִטָּה ). C'est une année de jachère pour la terre : pendant l'année de shmita, il est interdit de cultiver et récolter, et de consommer les produits de la terre qui ont été obtenus pendant l'année de relâche. La Shmita est également l'occasion pour le maître d'affranchir le serviteur, et pour le créancier d'acquitter le débiteur. La loi de la shmita ne concerne que la terre d'Israël. De nos jours, elle y est respectée. L'année qui précède la Shmita, il y est donc nécessaire d'accumuler du stock de produits agricoles pour la consommation des hommes et des animaux au cours de l'année de jachère, ainsi que pour l'ensemencement de l'année qui suit.
La loi de Moïse devait alors être lue en public à l'occasion de la fête des Tabernacles Deutéronome 31.9-13 qui se célébrait 5 jours après le grand jour des expiations (Yom Kippour). Le peuple, purifié de ses péchés, chantait les louanges de Dieu. Les indigents n'étaient pas oubliés.

Le 8ème jour clôture la fête ( Simhat Torah)
Le 8ème jour avait lieu une assemblée solennelle, distincte de la fête: on n'était plus obligé d'habiter les tentes; les sacrifices de ce jour de repos étaient indépendants de ceux de la fête des Tabernacles. Deut 16.14
Ce 8ème jour ne marquait pas la fin de la fête des Tabernacles, mais fermait le cycle des fêtes annuelles.  Lév 23.36, 39; Nombres 29.35-38 
A l'heure du sacrifice quotidien, matin et soir, un sacrificateur allait puiser de l'eau au réservoir de Siloé avec une cruche d'or. A son retour au Temple, il était reçu au son des trompettes. Le peuple chantait: "Vous puiserez de l'eau avec joie aux sources du salut". (Esaie 12:3)
L'eau de Siloé, mêlée au vin des libations, était répandue au pied de l'autel, tandis que les Lévites chantaient des psaumes en s'accompagnant de leurs instruments. L'eau s'écoulait dans la vallée du Cédron par une canalisation. Après le sacrifice du 1er soir, peut-être aussi les soirs suivants, 2 chandeliers immenses portant chacun 4 grandes lampes éclairaient le parvis des femmes et se voyaient depuis la ville. Les mèches de ces lampes étaient de lin, tiré des vêtements sacerdotaux hors d'usage. Des notables et des sacrificateurs exécutaient des danses rituelles (2 Sam 6:14). Les Juifs qui ne pouvaient se rendre à Jérusalem, surtout ceux de la Dispersion, célébraient la fête autour de leurs synagogues, sans offrir de sacrifices.

HAG SAMEAH!
 Beth Yeshoua.org


Etude messianique sur  les fêtes de Tishri  : Rosh Hashanna, Yom Kipour , Hag Souccot, Simhat Torah fête par excellence du fils de Dieu, la joie de la Torah, la joie de Yeshoua


Où l'avez-vous mis ?

Vous  vous êtes déjà certainement amusés à vous lancer dans le vent à travers une balançoire ? Ou au cours d'un mnège, vous vous êtes aussi amusés à parcourir des lignes sinueuses dans ces petits trains à grande vitesse ? Dans l'un où l'autre cas, vous vous êtes sûrement retrouvés un peu étourdis, avec un brin de vertige..

Mais saviez vous que la terre, créée par Dieu et placée dans l’univers, est située à 150 millions de km du soleil ? Qu'elle y a été fixée de façon si précise que sa position, si elle avait été d’un seul mètre de trop proche du soleil ou d’un mètre de moins éloignée de lui, elle aurait empêchée toute vie sur terre ? Savez-vous qu’au moment même où vous êtes entrain de manger, de lire ce message, de prier ou de marcher, cette terre est entrain de tourner à la vitesse incroyable de 107 460 km/h autour du soleil!? Et que dans le  même temps où la terre tourne autour du soleil à la vitesse de 107460 km/h, elle tourne aussi sur elle même à la vitesse de 1674,38 km/h 

Mais comme vous le constatez, aussi invraisemblable que cela puisse être, tout cela se fait sans bruits. Sans fracas. Sans éclats. Dans le calme et la tranquillité. Vous n'avez aucun vertige au milieu de toute cette formidable rotation terrestre et vous ne sentez même pas que ces phénomènes physiques, qui sont pourtant réels et prouvés scientifiquement, se produisent. Ainsi est la nature et l’œuvre de Dieu: Il n’est jamais troublé par aucune situation parce que justement rien ne peut le troubler. Et c’est cette même nature qu’Il a manifesté dans l’histoire de la résurrection de Lazare qui sera pour nous, source d’enrichissement de notre foi.

«Où l’avez-vous mis?», c’est justement la question que Yeshua posa aux juifs, qui se lamentaient à propos de Lazare, mort et enterré trois jours plus tôt dans Jean 11:34. Mais plus qu’une simple interrogation, cette question est en elle même lourde de sens et invite à la méditation. Il semble en effet curieux que Jésus, le Dieu omniscient, qui sait toutes choses à l’avance, une fois à Béthanie, ne sache pas où son ami Lazare avait été enterré. Ce même Jésus tout sachant, qui a dit aux disciples, alors qu’Il n’y avait pas encore mis les pieds: « Allez dans le village devant vous, vous trouverez une ânesse attachée et un ânon avec elle ; détachez-les et amenez-les moi » ( Mat 21 :1-3) ;

Celui-là  même qui dans Jean 4:17-18, révéla à la femme samaritaine qu’il n’avait jamais rencontré auparavant, qu’elle n’avait pas eu au cours de sa vie qu’un seul mari mais cinq ; Ce Dieu Tout Puissant qui dans Jean 5 : 6 révéla avec exactitude où jeter le filet dans le lac immense où pêchaient les disciples qui n’avaient pas eu un seul poisson toute leur nuit de pêche; ce Jésus qui, avant même que les événements ne se produisent, révéla avec précision à la fois qu’il serait trahi et livré et qui en serait l’auteur (Mat 26:23) ; ce même Jésus, qui dans Matthieu 26 :34 annonça à Pierre, bien avant que cela ne vienne à se réaliser qu’il le trahirait avant que le coq ne chante trois fois; ce Jésus là donc à Béthanie, ne savait pas où avait été enterré Lazare! 

Le Père, qui d’habitude lui inspire toutes ses actions et lui révèle toutes choses (Jean 8: 38) est resté silencieux quand à la localisation du tombeau de Lazare. De sorte que Jésus fût obligé de se renseigner auprès des gens de Béthanie; le Dieu Tout Puissant avait besoin que ce soit des hommes qui le renseignent : « Où l’avez-vous mis ? ».

En vérité Yeshua  posa cette question pour trois raisons: 

La première raison est qu’Il ne connaît ni l’adresse ni la localisation géographique de la défaite et du désespoir. Car le tombeau est le lieu par excellence de la finitude; le point d’achèvement de toute espérance et de toute vie. Et Christ  ne connaît pas le désespoir ni le chemin qui mène à lui. C’est pourquoi ce sont les hommes de Béthanie, qui n’avaient plus d’espoir pour Lazare parce qu’ils ne pouvaient plus rien faire d’autre pour lui que l’ensevelir, qui ont conduit Jésus à son tombeau. Et devant le tombeau de Lazare,  on va assister à deux catégories de pleurs : d’un côté Marthe, Marie et les gens de Béthanie qui pleuraient Lazare, et de l’autre côté Jésus pleurant sur Marthe, Marie et les gens de Béthanie à cause de leur «  foi  dans le tombeau ».

De toute la Bible, Jésus n’a pleuré qu’une seule fois, non pas sur Lazare mort mais sur ceux qui avaient enterré Lazare. Même quand on vint lui annoncer que Jean-Baptiste avait été décapité, Jésus ne versa aucune larme, Il ne manifesta aucun trouble. Quand encore il fut trahi par Simon ou quand on vint l’arrêter dans Gethsémané, ou bien sur le chemin de Golgotha, Jésus ne manifesta aucune attitude de pleurs ou de peur. La seule chose qui lui fit verser ses précieuses larmes, ce qui le toucha au plus profond de lui-même, ce fut le manque de foi des gens de Béthanie. Car Jésus ne pouvait pas accepter qu’on lui dise «c’est trop tard», alors qu’il est «la résurrection et la vie» devant le tombeau de Lazare. 

Son problème n’était pas le tombeau, parce qu’Il ne connaît pas sa puissance, parce que le lieu de l’aiguillon de la mort n’existe nulle part devant Lui, mais c’était le manque de foi des gens de Béthanie,  à croire qu’Il pouvait  vaincre le tombeau.

Dans Luc 8: 45, la femme qui avait une perte de sang depuis 12 ans (soit depuis 4380 jours!), s’est dit qu’en «touchant» seulement le bord du vêtement de Jésus, elle serait guérie. Ici Christ fut tellement touché par cette attitude de persévérance, par cet acte héroïque de foi et d’audace que c’est «une force qui est sortie de lui» pour guérir (Marc 5:30).  

Mais devant le tombeau de Lazare, c’est l’incrédulité des gens de Béthanie qui fit sortir les larmes de Jésus. Ainsi il y a deux façons de toucher profondément Jésus: par la foi persévérante et audacieuse et qui fait «sortir» le miracle de Lui ou par l’incrédulité qui provoque ses larmes de douleur. Les larmes de Yeshoua  ne sont pas humaines, elles ne sont pas émotionnelles. Elles expriment l’immense douleur et l’incompréhension de La Parole Vivante qui veut parler, mais que l’homme rend muette par le doute; qui veut devenir chair, qui veut agir, mais que l’homme rend immobile, inerte par l’incrédulité.

La seconde raison est que Yeshua avait besoin qu’on le conduise sur le lieu même de ce qui apparaissait aux yeux des gens de Béthanie comme la fin de toutes choses c’est-à-dire le tombeau, afin d’y démontrer sa puissance: s’Il est la résurrection et la vie, quel autre endroit est le mieux indiqué si ce n’est le tombeau pour le prouver?

 C’est devant le tombeau en effet qu’une fois le miracle accompli,  la Bible dit: « …plusieurs des juifs qui étaient venus vers Marie et qui virent ce que fit Jésus, crurent en Lui» (Jean 11:45). C’est devant le miracle opéré dans le tombeau que les gens de Béthanie ont réalisé que celui-ci n’était pas la fin de toutes choses, qu’il n’était pas une puissance infinie et insurmontable mais une puissance finie, domestiquée par Christ.

De sorte que leur foi n’était plus dans le tombeau mais dans le vainqueur du tombeau ! Alléluia ! Le mot «APOCALYPSE», le dernier livre de la Bible qui parle de la fin des temps, est traduit en anglais par le mot «REVELATION». En d’autres termes, lorsque tout devient à nos yeux achevé, lorsque vient l’apocalypse et la fin, lorsque tombe notre dernier espoir, c’est à ce moment là, que Yeshua se sert de notre situation pour en faire une révélation de sa puissance ! Gloire à Son nom !

La troisième raison pour laquelle Jésus avait besoin que les gens de Béthanie le conduisent au lieu où avait été enterré Lazare,  c’est pour que ce soit eux qui ôtent la pierre avant qu’il n’ordonne au mort de sortir du tombeau. Car une fois Jésus et les gens de Béthanie devant le tombeau, il est écrit qu’«…une pierre était placée devant» (Jean 11:38). Et Jésus leur dit: «Otez la pierre» (Jean 11:39).

L’incrédulité est souvent si tenace dans nos vies qu’elle prend la forme de la pierre, dure et difficile à briser. Elle est puissante parce qu’elle empêche même Dieu d’agir. Elle tient «enfermé» nos maladies, notre espérance, notre désir de voir Dieu agir. Or dans le processus du miracle, la part du Seigneur est de manifester sa puissance, la nôtre est de nous occuper à «ôter la pierre» du doute et de l’incrédulité. La femme qui avait la perte de sang a «ôté la pierre» du découragement, des murmures et du doute de son cœur, c’est pourquoi elle n’a pas vu les 4380 jours de son mal, elle n’a vu que Celui qui pouvait y mettre fin et cela fut fait selon sa foi.  

Venons à cette fête de Souccot avec la nature de Dieu, imperturbables en toutes circonstances parce que notre foi est placée en Celui qui n’est jamais troublé par les situations de nos vies et qui peut agir sur elles.

Venons avec le Fils de Dieu qui ne connaît pas le chemin de la défaite, encore moins le désespoir. Il veut nous démontrer sa puissance dans notre faiblesse, sa capacité infinie devant les obstacles qui paraissent insurmontables dans nos vies.

Venons,  en «ôtant la pierre» du doute et de l’incrédulité dans nos vies pour voir Sa main puissante agir encore en nous et par nous.

Venons avec les «Lazares enterrés», les situations difficiles de nos vies et de nos nations et donnons l’occasion au Seigneur de démontrer sa puissance.

Grâce et paix sur chacune et chacun de vous !

Hervé Coulibaly 7/10/2014

Souccot, fête de la foi ...


Nous célébrons la fête de Souccot à partir de ce mercredi soir 8 octobre 2014 (14 Tishri 5775 ), et ce pendant huit jours. Elle  réunit tout le peuple d’Israël sous les tentes, afin qu'il apprenne à ne compter que sur Dieu. Voici deux messages d'encouragement écrits pour cette fête, qui se rejoignent et nous  rappellent  de combattre "le bon combat de la foi." Car vous avez besoin de persévérance, afin qu'après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis. Encore un peu, un peu de temps: celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. Et mon juste vivra par la foi; Heb 10/36  Deborah


Mes chers amis 

En cette veille de Souccot je voulais vous transmettre à mon niveau la bénédiction de cette fête.
Souccot est la fête de la véritable foi en l'éternité de la puissance d'Hachem qui n'abandonne jamais ceux qui, sincèrement, placent leur confiance en Lui.
Je pense que notre peuple, dans son ensemble, en est bien la preuve vivante.
Toutes les tentatives passées, présentes et malheureusement futures, de nous faire disparaître se sont toujours retournées contre ceux qui voulaient notre disparition.
Avec le temps, ils finissent tous par disparaître et nous sommes ici, sur notre terre, toujours plus présents et vivants que jamais.
Mais ce message n'est pas seulement le notre.
IL vaut pour tous ceux et celles qui dans ce monde suivent la trace de notre peuple et s'accrochent de toutes leurs forces a l'identité Adamique.

Mes amis, mes frères, juifs et enfants de Adam, soyons forts, courageux, solides comme le roc et déterminés comme le lion, car les jours à venir seront ceux des dernières grandes contractions avant l'accouchement de la lumière de la délivrance finale.
Seuls ceux qui n'ont peur de rien seront les acteurs en même temps que les spectateurs de la délivrance finale.
A vous tous et toutes, toutes mes bénédictions, tous ensembles, nous allons gagner, nous avons déjà gagné.
Rav Haim Dynovisz
                                               

04 septembre 2014

Côte d'Ivoire,Ton temps est accompli...

 

Côte d'Ivoire, ton  temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche Marc 1/1

Ce verset résume en tout point ces paroles  reçues début Septembre:
Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu.  Parle au cœur de « la Côte d’Ivoire », et crie-lui que son temps d'épreuve est fini, que son iniquité est expiée, qu'elle a reçu de la main du Seigneur double peine pour toutes ses fautes. Es 40/1

Soixante-dix semaines ont été fixées comme terme à ton peuple et à ta ville sainte pour éteindre la rébellion, mettre fin aux péchés, effacer l'iniquité et établir une justice éternelle, de façon à réaliser la vision et la parole du prophète et faire l'onction du saint des saints Dan 9/24

Soixante-dix semaines ont été fixées comme terme à ton peuple et à ta ville sainte pour éteindre la rébellion, mettre fin aux péchés, effacer l'iniquité et établir une justice éternelle, de façon à réaliser la vision et [la parole] du prophète et faire l'onction du saint des saintsSoixante-dix semaines ont été fixées comme terme à ton peuple et à ta ville sainte pour éteindre la rébellion, mettre fin aux péchés, effacer l'iniquité et établir une justice éternelle, de façon à réaliser la vision et [la parole] du prophète et faire l'onction du saint des saints
La parole de l'Éternel me fut encore adressée en ces mots:  Fils de l'homme, qu'est-ce que ce propos passé en proverbe, que vous tenez dans le pays , en disant: Les jours se prolongent, et les prophéties demeurent sans effet ? C'est pourquoi dis-leur: Ainsi a dit le Seigneur, l'Éternel: Je ferai cesser ce propos, et on ne le trouvera plus en Israël. Dis-leur au contraire: Le temps approche, ainsi que l'accomplissement de toute prophétie.  Car il n'y aura plus aucune prophétie vaine, ni d'oracle trompeur, au milieu de la maison d'Israël.  Car moi, l'Éternel, je parlerai, et la parole que j'aurai dite s'accomplira, et ne sera plus différée. Oui, maison rebelle, de vos jours je prononcerai une parole et l'accomplirai, dit le Seigneur, l'Éternel.  .
Fils de l'homme, voici, la maison d'Israël dit: La vision qu'il a, est à long terme; c'est pour des temps éloignés qu'il prophétise.  C'est pourquoi dis-leur: Ainsi a dit le Seigneur, l'Éternel: Il n'y aura plus de délai pour l'accomplissement de toutes mes paroles; ce que j'aurai dit s'accomplira, dit le Seigneur, l'Éternel. Ez 12

L'Eternel des Armées va  révéler sa gloire à toute la nation et Il lui présentera "son leader"   comme il l'a révélé puissamment au peuple d’Israël sur la montagne:   Le troisième jour au matin, il y eut des tonnerres, des éclairs, et une épaisse nuée sur la montagne; le son de la trompette retentit fortement; et tout le peuple qui était dans le camp fut saisi d'épouvanteEx 19/16 à 21 Ce même jour, Dieu  leur présenta Moise afin qu'il croit en lui. Ex 19/9
L’eau coulera de la montagne sainte sur des peuples et des nations (1)  et il « y aura de la vie partout où arrivera le torrent. » Ez 47

Deborah  4/09/2014 

(1) L'Afrique va naître en un jour 
 
Il me semble utile de rajouter ceci  :

La première année de son règne, moi Daniel,  je consultai les livres sacrés afin de comprendre la signification de ce que le Seigneur avait communiqué au prophète Jérémie  …Je tournai alors ma face vers Dieu en quête de prières et de supplications, par le jeûne, le sac et la cendre..Dan 9/1-2
Et quand j'eus entendu et vu, je tombai aux pieds de l'ange qui me les montrait, pour l'adorer. Mais il me dit : Garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu  Apo 22/8-9
 
La prophétie n’est pas une question  de  « dates « , de  »noms », de sensationnel,  à révéler, que ce soit sur les nations ou les hommes, et ne sert  pas à prouver  qui a "raison ou tort."…Dieu ne la donne pas non plus  pour nous rendre  » plus spirituels ou intelligents  » mais pour  nous REVELER  SA PROPRE PENSEE sur l’état  de nos cœurs ou sur la condition morale d’un peuple, afin de  nous Ramener avant tout  en sa PRESENCE.  La prophétie nous rend aussi l’espérance et nous rappelle la fidélité et la toute puissance de  Dieu qui triomphe toujours des puissances du mal  à la fin.
" Je tournai ma face vers Dieu " "Adore Dieu" :  La foi réelle et vivante se tourne d’abord vers Dieu lorsqu’il  parle et non vers les hommes.  Et comprends que quelque soit les évènements que son Esprit nous annonce, ils proviennent avant tout de Sa main.  Comme Daniel nous devons recevoir et comprendre la  prophétie non par rapport aux circonstances, ou d’après l’action des hommes, mais simplement  d’après  ce que l’Eternel   DECLARE ou a déjà dit par sa Parole.
Car YHVH agira toujours  pour lui-même, et d’après lui-même :
Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Col 1/16 C'est DE LUI, PAR LUI et POUR lui que sont toutes choses. Rom 11/36

Deborah

31 août 2014

De la Myrrhe pure !



J'ai mêlé de pleurs mon breuvage Ps 102/9


L’Eternel parla à Moïse, et dit: Prends des meilleurs aromates, cinq cents sicles de myrrhe, de celle qui coule d’elle-même; la moitié, soit deux cent cinquante sicles, de cinnamome aromatique, deux cent cinquante sicles de roseau aromatique, cinq cents sicles de casse, selon le sicle du sanctuaire, et un hin d’huile d’olive. Tu feras avec cela une huile pour l’onction sainte, composition de parfums selon l’art du parfumeur; ce sera l’huile pour l’onction sainte. Tu en oindras la tente d’assignation et l’arche du témoignage, la table et tous ses ustensiles, le chandelier et ses ustensiles, l’autel des parfums, l’autel des holocaustes et tous ses ustensiles, la cuve avec sa base. Tu sanctifieras ces choses, et elles seront très saintes, tout ce qui les touchera sera sanctifié. Tu oindras Aaron et ses fils, et tu les sanctifieras, pour qu’ils soient à mon service dans le sacerdoce. Exode 30:22 -31



En méditant sur la vie de Mardochée (livre d'Esther), on peut constater qu'elle est en partie une représentation de la vie de Christ.

Mardochée, en déportation part de rien, il devient simple Portier du palais royal, étant absolument rejeté et haït.  On élève pour lui une potence pour le faire mourir, toutefois après un retournement de situation,  il va sauver le peuple d’Israël grâce à un nouveau décret, et il va être élevé à la plus haute dignité, juste en dessous du Roi.


Pour Christ il en a été de même : IL se tient à la Porte, et fût rejeté par les autorités.  On va lui élever une potence, il va mourir sur le bois, mais ce qui semblait être la fin n'était que l'accomplissent prévu pour Sauver Son Peuple, et maintenant il est assis à la Droite du Père.(Esaie 53: 10 à 12)


Le Nom Mardoché veut dire « Myrrhe Pure.»

 La Myrrhe a un lien direct avec Getsémané et avec la croix, car les gouttes de Myrrhe en séchant ressemblent aux gouttelettes de sang qui ont perlé du corps de Christ, avant son arrestation et sa mort.

Le mot Myrrhe (Mor) en hébreux signifie "être amer", et Yeshua a dû passer par l'amertume de la souffrance sans commettre le péché, c'est à dire sans "être amer." La Myrrhe était aussi chère que l'or et était utilisé aussi bien en parfumerie que pour l’embaumement des morts.


Par quatre fois on a offert  de la Myrrhe à Yeshua

- à sa naissance : Les Mages lui en apportèrent en signe d'honneur. Math 2/11
- par la femme pécheresse : Christ dira que c'est pour son embaumement (c'est le mot Muron: souvent traduit par "Parfum" Math 26/12

- juste avant sa mort, sur une éponge trempée de vin mêlé  de  myrrhe, amer comme du fiel, qu'il a refusé :  Ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de myrrhe, mais il ne le prit pas. Marc 15/23

- enfin à sa mort, par Nicodème pour l’embaumer. Jean 19/39


A la fois parfum de bonne odeur et amertume, la myrrhe est liée à la croix.
Au travers des circonstances difficiles le Seigneur va épurer ce que nous sommes en nous faisant passer par l'amertume de la souffrance.  Toutefois si nous restons dans cette amertume, nous ne serons d'aucune utilité pour œuvrer dans les plans de Dieu. Car cette amertume là n'est pas un parfum agréable. 

Il suffit d'entendre parler une personne remplie d'amertume pour découvrir combien le "parfum" qui s'en dégage peut être désagréable. Ce parfum d'amertume est souvent rempli de déception et de non pardon. Ne croyons pas que nous pourrons ainsi prendre le Pain et le Vin pour communier avec le Seigneur. Christ refusera cette myrrhe là, IL ne boira pas à la coupe avec nous si notre cœur est rempli d'amertume. Au contraire Dieu veut boire à la coupe avec nous, pour que nous lui remettions l'amertume de nos vies.



A Gethsémané, nous sommes souvent seuls : il n'y a pas de famille, il n'y a plus d'amis, et quand ils sont présents à nos côtés, ils ne comprennent pas souvent le drame de la situation que nous traversons : Gethsémané est un endroit où l'on est face à soi même!
Toutefois si nous remettons l'amertume que nous avons dans notre cœur à notre Seigneur Jésus Christ, Sa lumière viendra jaillir sur cette situation difficile et amère: Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. Matt 11 : 28-30. Ainsi notre Gethsémané se transformera à un face à face avec Dieu.



Et la Myrrhe, la Meilleure va pouvoir couler, comme le Parfum de bonne odeur du Cantique des Cantiques. Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé ; et de mes mains a dégoutté la myrrhe, de mes doigts, la myrrhe répandue sur la poignée du verrou….Ses joues sont comme un parterre d’aromates, une couche de plantes odorantes ; Ses lèvres sont des lis, d’où découle la myrrhe. Cantique 5:5,13
Esther 




07 août 2014

Israël 1947-1949. Partition de l'Inde et de la Palestine, un parallèle saisissant (I)


Cette série d'articles propose une rétrospective historique du contexte de l'indépendance israélienne entre 1947 et 1949 . Deborah
             SUR LE CHEMIN DE LA LIBERTE         
ISRAEL 1947-1949
                                                                 
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I Partition de l’Inde, partition de la Palestine : un parallèle saisissant

Nehru et Jinnah
L’abandon progressif par les Britanniques de leur Empire a conduit après la Seconde Guerre mondiale à la mise en oeuvre de partitions politiques au sein de leurs anciennes colonies.
Du British Raj sont nées artificiellement le 15 août 1947 deux entités politiques, l’une dirigée par la Ligue musulmane de M. Jinnah au Pakistan et au futur Bangladesh, l’autre sous l’égide des membres du Parti du Congrès, artisans de l’indépendance de l’Union Indienne.

La partition de l’Inde a eu deux principales conséquences :

- d’une part, le déplacement sanglant de plus de 20 millions d’habitants, et faisant plusieurs millions de victimes, hindous, chrétiens et sikhs fuyant majoritairement les régions attribuées à la Ligue musulmane, tandis qu’une partie des musulmans rejoignait le futur Pakistan, le reste formant une importante minorité en Inde ;
- d’autre part, l’émergence de la question du Kashmir, région de montagne à majorité musulmane, à forte minorité hindoue, et rattachée à l’Inde.

Violences religieuses lors de la partition
L’assaut contre le Kashmir par l’armée pakistanaise dès octobre 1947 – sous direction britannique – s’est soldée par l’établissement d’une ligne de front permanente depuis le cessez-le-feu de janvier 1949, objet de plusieurs tentatives infructueuses de conquête pakistanaise, et suscitant un terrorisme sanglant depuis près deux décennies.
Le parallèle avec la gestion de la fin du Mandat britannique en Palestine est saisissant.
Cela concerne le déplacement des populations juives et arabes, le soutien britannique à la partition musulmane, et, sur une échelle plus large, sur le maintien d’une zone de conflit violent plus de 60 ans après les événements fondateurs, ainsi que l’émergence d’un terrorisme islamique visant les institutions démocratiques indiennes et israéliennes.

Affiche du Lashkar e-Taiba,
On remarquera également que les victoires indiennes contre le Pakistan (1965, 1971, 1999) tout comme les victoires israéliennes n’ont pas conduit à l’anéantissement de l’adversaire, mais à l’obtention temporaire d’une diminution de la menace à leur encontre.
Plus encore, les nationalismes arabes palestiniens et pakistanais se sont en grande partie forgés et subsistent en tant qu’idéologies de combat avec l’unique objectif de destruction de l’adversaire.

Si la partition de l’Inde laisse toujours aux prises deux puissances militaires disposant d’une profondeur stratégique et plus de 1,5 milliards d’habitants – auxquels on pourrait ajouter la Chine qui a annexé une partie du Kashmir lors de l’établissement d’une route stratégique reliant le Tibet au Turkestan –, c’est en revanche un conflit mineur au plan mondial, regroupant moins de 20 millions d’habitants, qui fait l’objet de toute l’attention médiatique.
                     
   Israël en ligne de mire du nationalisme arabo-musulman

La centralité artificielle de ce conflit dont les enjeux dépassent ainsi largement sa portée politique réelle, mérite ainsi une plus grande prudence.
Si l’Etat d’Israël fait l’objet de critiques sans cesse plus virulentes, si l’apologie de la politique arabe de purification ethnico-religieuse semble trouver dans l’espace médiatique une diffusion toujours plus grande, c’est en grande partie sur la base d’un imaginaire politico-médiatique fondé sur la mise en question du droit du peuple juif à disposer de lui-même en tant que peuple. 

Ce qui implique de reprendre le fil de l’histoire des années 1947-1949, au moment de l’accession du peuple juif à l’indépendance.
29 Novembre 1947
Singulièrement, la souveraineté politique juive en Israël a été favorisée par l’intransigeance arabe à reconnaître le droit du peuple juif à refuser la sujétion archaïque et religieuse, ainsi que par la déroute des forces arabes chargées d’anéantir le foyer irrédentiste juif.
Là où la Légion arabe de Transjordanie est restée maître du terrain, l’expulsion de toutes les populations juives a pu y être menée conformément aux objectifs de la Ligue arabe. 

Dans un Proche-Orient aux frontières façonnées par les chancelleries occidentales depuis la fin de la Première Guerre mondiale, il faut remonter bien auparavant pour comprendre les enjeux de l’ingérence russe et occidentale, ainsi que la résurgence de la thématique de l’unité arabo-musulmane, dont le ressentiment lié aux échecs répétés s’est concentré sur l’indépendance d’un petit Etat juif.

Sans doute doit-on voir aussi dans l’acharnement actuel contre l’Etat d’Israel la résurgence d’un sentiment de culpabilité européenne, ancienne puissance coloniale du monde musulman, cherchant à peu de frais à détourner l’esprit de revanche nationaliste arabe à l’encontre de ce petit pays, né pourtant des mouvements d’émancipation et de décolonisation du XXe siècle.

Le bateau Jewish State arraisonné par les britanniques Haïfa 1947
Périlleux carrefour des voies commerciales menant à l’Extrême-Orient, le monde arabo-musulman s’était trouvé progressivement marginalisé à partir de la Renaissance, avant que le pétrole ne redonne aux trois détroits (Bosphore, Ormuz, Bab el Mandab) une importance stratégique.
À ce titre, la polarisation politique autour de la question d’Israël appartiendrait alors à un échange de coups stratégiques dans un grand jeu entre puissances émergentes et puissances occidentales.
En quête d’un nouvel âge d’or, où il représentait le modèle dominant souverain sur une partie du monde, le monde arabo-musulman a fait de la confrontation avec l’indépendance juive,  le cœur de sa confrontation avec le modèle occidental et s’est soldé jusqu’à présent par l’expulsion quasi complète des Juifs en terre d’islam, et celle, irrémédiable et silencieuse, des Chrétiens d’Orient.

Le modèle singulier qu’Israël, seul pays à majorité non-musulmane du Proche-Orient, oppose au népotisme des élites arabes, ravive alors de façon plus aiguë encore la difficulté du monde musulman à percevoir sa restauration politique hors du champ d’un conflit de cultures.
L’intrication des facteurs politiques, culturels, stratégiques et sociaux forme un puissant concentrateur émotionnel, où les années 1947-1949 forment un tournant généralement déformé par le prisme des idéologies, invitées sournoises dans le jeu des alliances et des compromissions. 

Un nouveau regard sur l’indépendance juive 

En quoi la restauration culturelle et politique du peuple juif serait-elle une menace pour la paix à l’échelle mondiale ? Inversement, ceux qui cherchent au prix de la haine à dénier le droit à un peuple à sa libre expression, ne seraient-ils pas ainsi les véritables promoteurs d’une conflictualité politico-religieuse dont Israel serait la première cible ?
À cet égard, il nous semble plus décisif aujourd’hui de rappeler que la naissance de l’Etat d’Israel s’inscrit dans l’ensemble des mouvements d’émancipation politique de l’époque moderne, et qu’en aucun cas il ne pourrait s’agir d’une éventuelle « compensation » après l’Holocauste dont on se demanderait comment elle pourrait donner naissance à une nation.

Indépendance mai 1948
L’indépendance de l’Etat d’Israel en 1948 consacre ainsi l’aboutissement dans le monde juif d’un risorgimento culturel et politique vieux de plus d’un siècle et demi. Néanmoins, l’idéologie dominante tente d’imposer la vision d’une indépendance entachée d’une faute originelle supposée, celle de l’expulsion des arabes de Palestine. 

Aux mots qui trompent et mentent, que nous révèlent les archives et les images ?
Quel regard contemporain porter de l’intérieur à des événements généralement connus par le biais de réductions et d’idées toute faites ? Qui étaient ceux qui ont mené le peuple juif à la liberté ? Qui étaient les leaders arabes ? À quoi ressemblait la société multiculturelle juive des années de l’indépendance ?

Nous vous proposons une série d’article donnant à voir de très nombreuses images d’archives donnant à l’histoire l’épaisseur et l’authenticité qui lui manque souvent cruellement. Et sans chercher à faire une nouvelle histoire, puisque l’Histoire était déjà présente dans l’objectif des photographes.
 Sacha Bergheim


A suivre…