29 décembre 2013

Noël ou les fêtes de l'Eternel?



En ces jours où le monde est en effervescence pour Noël, cet article nous permet de faire le point sur les fêtes que nous choisissons de vivre. Quelles fêtes vivons-nous pour adorer Dieu ? Quand et comment le Père nous demande-t-Il de L’honorer dans les Écritures ?



                                                   QUE PENSER DE NOEL ? 
Tiré d’un enseignement  intitulé « When was Christ really born »


Une réalité à prendre en compte : Dans la bible, aucune célébration d'anniversaire n’est mentionnée au sein du peuple de Dieu à travers tous les siècles. Les deux seuls anniversaires qui sont clairement rapportés dans les Ecritures, sont ceux de deux monarques païens : Pharaon en Genèse 40:20, et Hérode en Matthieu 14:6 et Marc 6: 21.
Pourquoi ? Parce que Dieu dit que « le jour de la mort vaut mieux que le jour de la naissance » (Ecc 7:1).

Si nous nous basons sur ce concept biblique, alors il est vain de croire que Dieu nous demande de célébrer la naissance de Jésus/Yeshua. C’est le jour de Sa mort que Yeshua a racheté notre salut éternel et qu’Il a vaincu Satan. De toute évidence, le jour de la mort de Yeshua est beaucoup plus important que le jour de Sa naissance, aussi merveilleux ce jour fut-il ! D’où l'exhortation : « Annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne » 1 Cor 11:26.


On entend souvent dire : « il n'y a aucun mal à célébrer l'anniversaire de Jésus le jour de Noël, même si nous savons qu'il n'est pas né ce jour-là ! En faisant cela, nous honorons Dieu et nous rendons témoignage au monde ».

Même si à nos yeux cela ne pose pas de problème de faire quelque chose que Dieu ne nous a pas ordonnée de faire, là n’est pas la question.

La vraie question à se poser est la suivante : « Aux yeux de Dieu, est-ce que ce que nous faisons Lui plait ? » Et si ce n’est pas le cas, alors qu’elle doit être notre réaction ?

Croyez-vous vraiment que cela plaise à Dieu que l’on ne célèbre pas une de Ses fêtes
annuelles qu'Il nous a clairement commandée d’observer
– comme célébrer ce que les juifs appellent la fête de Pessah (ce que la chrétienté appelle la Pâque Juive), « … car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête » (1 Cor 5:7-8) – et que l’on observe une fête qu'Il n'a manifestement pas demandée de faire ?

La question perfide de Satan à Eve « Dieu a-t-il réellement dit ? » est encore d’actualité aujourd'hui, et la réponse de l'homme est toujours la même…



Il n’y a pas de mal à être joyeux et reconnaissants envers notre Seigneur, Lui qui nous a tant aimé, Lui qui est venu dans le monde, qui est né pour nous sauver. Le « problème » est que nulle part dans les Ecritures, on ne trouve une indication ou un commandement nous demandant de célébrer Sa naissance. Si vraiment nous désirons honorer Sa naissance, alors il faut la célébrer au moins à la bonne date, lorsque Yeshua est vraiment né. Il n’est pas né en hiver, mais en automne durant la fête des Tabernacles ou Souccot (ces quelques pages sont extraites d’une étude qui le démontre clairement).


OBEIR A LA LOI DE DIEU OU A CELLE DES HOMMES


L'Eglise primitive ne célébrait pas la naissance du Christ. En fait, les premiers disciples ont cessé de célébrer les Saintes Convocations bibliques prophétiques ordonnées par Dieu environ trois siècles après la mort de Yeshua. Alors, pourquoi Dieu aurait-Il attendu 300 ans après la naissance du Christ pour que l’on célèbre Sa naissance ? Personne n’a jamais considéré Constantin comme étant un prophète envoyé par Dieu, sauf apparemment au sein de la chrétienté traditionnelle. C’est cet empereur romain qui a remplacé les lois de Dieu par ses propres lois – Noël est la christianisation d'une fête païenne célébrant le solstice d'hiver qui remonte à Nimrod de Babel. Constantin a également introduit de nombreuses autres lois non bibliques comme le culte du dimanche (qui a remplacé le Shabbat), les fêtes de pâques et
énormément de lois qui violent la Nouvelle Alliance.

Les chrétiens disent : « nous ne sommes plus sous la loi ! » Réfléchissons un moment : « si nous faisons quelque chose toutes les semaines ou tous les ans à la même date, le même jour, alors ne sommes-nous pas sous une loi ? Bien-sûr que si ! La question à se poser est la suivante : « Sous quelle loi sommes-nous ? » Ici la réponse est claire : nous obéissons à la loi de Constantin. « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5:29). Certains chrétiens suivent aussi leurs propres lois en ne célébrant aucune fête !


DEUX GRANDES RAISONS… PARMI TANT D’AUTRES


Le Seigneur nous commande clairement de proclamer la mort de Son Fils à Pessah (que nous appelons de manière erronée la Pâque juive alors qu’il s’agit de la Pessah de YHVH) et non pas Sa naissance. Voici les deux grandes raisons :


La première raison, c’est qu’à Pessah, l’attention est mise sur la croix du Messie juif, sur Son sacrifice et sur le sang de Yeshua qui a été versé pour nos péchés. Cela permet à l'Esprit-Saint de travailler nos cœurs. C’est l’occasion pour l’homme de comprendre qu’il a besoin de repentance et de recevoir le pardon de ses péchés, de recevoir le salut. De manière habile et sournoise, faire la volonté de l’adversaire en obéissant aux lois de Constantin détourne l'attention qui doit être centrée sur le Messie et Sa croix.

Cela amoindrit le dessein de Dieu pour sauver l'humanité. De plus, cela entrave la puissance de Dieu au sein d’une Église qui mélange le profane et le sacré. L'Église n’a jamais été aussi puissante que durant ses 300 premières années quand elle célébrait encore les Rendez-vous prophétiques de Dieu.


La deuxième raison a une portée stratégique très importante sur le plan spirituel. La Parole nous commande « d’annoncer la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne ». Si les chrétiens avaient continué à célébrer Pessah comme cela nous est demandé (1 Cor 5:7-8), au lieu de célébrer les fêtes de pâques, alors de nombreux juifs à travers les siècles se seraient demandés pourquoi les chrétiens célèbrent cette fête en même temps qu’eux.

Nous aurions répondu que lorsque Dieu a ordonné aux enfants d’Israël de mettre le sang de l'agneau sur les linteaux des portes pour être délivrés de l'esclavage de Pharaon lors de la première Pâque, Il était en train de les préparer à voir le sang de Son propre Agneau les délivrer de l'esclavage spirituel de Satan lors de la deuxième Pâque.

Dieu a institué la première Pâque sur Son calendrier prophétique selon Sa prescience de la seconde Pâque, la première Pâque a été calée le même jour où le Messie allait être crucifié. Le commandement « pour le juif premièrement » (Rom 1:16 et 2:10 ) n'aurait pas été aussi facilement détourné comme cela a été le cas au cours des siècles puisque les pâques chrétiennes sont célébrées à une date différente de Pessah et sont reliées à Noël.

 La chrétienté présente donc aux juifs, un Messie que ces derniers peuvent difficilement reconnaitre comme étant le Mashiah. Célébrer Pessah en même temps que les juifs aurait également permis aux chrétiens de célébrer la résurrection de Yeshua le jour où elle a eu lieu sur le calendrier prophétique de Dieu, c’est-à-dire le jour de la Fête des Premiers Fruits au lieu des pâques chrétiennes instaurées par Constantin qui n’ont rien a voir avec Pessah.



 Si au cours des siècles la chrétienté avait obéit à son appel, le peuple juif aurait été beaucoup mieux à même de comprendre que Yeshua est bien le Messie tant attendu.
Sommes-nous comme les pharisiens d’antan ? « Il leur dit encore : Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition » (Marc 7:9) « annulant ainsi la parole de Dieu par votre tradition » (Marc 7:13). Si on prend en considération les deux grandes raisons exposées ci-dessus, le verset 9 et ses conséquences au verset 13 s'appliquent. Nous célébrons Noël, une tradition/un commandement d’hommes, mais pas Pessah, le commandement de Dieu.


La vraie question à se poser : « Pourquoi sommes-nous si réticents à nous conformer à la Bible alors que les commandements sont si clairs..., et que leurs conséquences prophétiques sont si importantes..., cela serait un témoignage évident que Yeshua est le Messie pour les juifs non croyants.. ? »

La dynamique indéniable à laquelle nous assistons au sein de la chrétienté à travers le monde, c’est la réconciliation avec les racines hébraïques de la foi. Cela n’est pas du tout une hérésie même si l’on trouve des enseignements loufoques (que nous devons bien-sûr ne pas retenir) au sein du mouvement. Le diable allait-il prendre ce mouvement de Dieu à la légère ? Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain !

Aujourd'hui, Dieu est à l'œuvre. Il est en train d'appeler Son peuple à une certaine mise à part – une séparation basée sur la vérité doctrinale pour faire revenir Son peuple à Lui, pour faire revenir Son peuple dans Ses voies, et pour rendre mature le corps du Messie.



LA VÉRITÉ ET LA JUSTICE NE PEUVENT PAS ETRE REFORMEES, ELLES PEUVENT UNIQUEMENT ETRE RETABLIES


L'époque dans laquelle nous vivons est le rétablissement prophétisé par Pierre en Actes 3:19-21 : «  repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. «  

Constantin n'était pas un saint prophète de Dieu. Ces versets s'appliquent et sont d’actualité comme jamais auparavant.


Nous pouvons participer à ce rétablissement en faisant de la Bible notre autorité finale et absolue, en séparant ce qui est saint de ce qui est profane dans nos vies et dans notre adoration. En d'autres termes, conduisons-nous comme de bons béréens en « examinant chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu’on nous dit est exact ». Notre Seigneur revient pour une Epouse sans tache. L'onction pour la récolte finale ne sera pas versée sur une chair qui n’a pas choisie volontairement d’être sanctifiée. Jérémie 6:16 : « Ainsi parle l’Eternel : Placez-vous sur les chemins, regardez, Et demandez quels sont les anciens sentiers, Quelle est la bonne voie ; marchez-y, Et vous trouverez le repos de vos âmes ! Mais ils répondent : Nous n’y marcherons pas ».



Cela exige de prendre très sérieux les avertissements de Paul et de nous « examiner nous-mêmes pour voir si nous sommes dans la foi » (2 Cor 13:5). « Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché ». (Rom 14:23). Il n'y a qu'une seule foi (Eph 4:5). Cette foi est « la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes » (Jude 3). C’est pour cette foi que nous sommes « exhortés à combattre ». Elle a été donnée de nombreux siècles avant la foi catholique, la foi orthodoxe, et la foi protestante…


EN CONCLUSION


En fin de compte, est en jeu tout ce qui peut affecter la Gloire de Dieu. Satan le sait très bien ! L’Amour, la Puissance et la Sagesse de Dieu sont parfaitement démontrées à travers les sept Fêtes prophétiques qu’Il a ordonnées avant la fondation du monde. Ces temps fixés ne commémorent pas seulement une époque révolue de la nation d’Israël (trois fois par an, les hébreux se rendaient à Jérusalem pour célébrer les fêtes bibliques).

Ces rendez-vous sont toujours d’actualité. Dans Son amour, Sa sagesse et Sa puissance, Dieu a établi Son calendrier et Ses Saintes Convocations car Il savait que le Messie allait accomplir ces rendez-vous lors de Sa première venue et à Son retour.



Il a accompli les Fêtes de printemps lors de Sa première venue. Les Fêtes d'automne seront complètement accomplies quand Il reviendra. Quelle que soit notre adoration, si nous continuons à célébrer encore les fêtes chrétiennes traditionnelles comme Noël et les fêtes de pâques (fêtes ordonnées par Constantin), et que nous ne connaissons pas les Fêtes de YHVH/l’Eternel (cf. Lévitique 23), alors nous ne pouvons pas pleinement saisir tout l’Amour, toute la Puissance et toute la Sagesse de Dieu. De plus en plus de croyants entendent la voix du Berger les appeler au bercail pour participer à l’accomplissement de Son Plan pour la période du « trouble de Jacob » qui va venir « pour le juif premièrement ».

 Je prie de tout mon coeur pour que vous et moi soyons parmi ces croyants !
« Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises ! »



Jean-Claude Chevalme