06 août 2013

Des Vêtements transfigurés

Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ, et n'ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises. Ro 13/14
  Ce message est la suite d'Une Vie  transfigurée 

OR DONC LES VÊTEMENTS DE CHRIST FURENT AUSSI TRANSFIGURES !


L’adage dit que « l’habit de fait pas le moine ». Pour signifier que ce n’est pas le vêtement qui détermine en premier lieu la vérité de la nature  vertueuse de l’homme et lui accorde des qualités de chanoine. C’est vrai. Mais cette vérité n’est pas absolue. Car en règle générale, nul ne s’habille de façon « anonyme » et désintéressé. Ce que l’on porte sur soi est le reflet de ses choix, ses goûts, ses convictions, son idéologie, ses croyances… 

Le vêtement n’est pas uniquement l’expression manifeste de la personnalité individuelle, il est aussi un lien social qui nous met en relation dynamique avec ceux qui nous entourent. Notre façon de nous vêtir suggère donc aussi ce qui nous distingue et nous particularise au milieu des autres : quand on voit des hommes ou des femmes vêtus de capuchons blancs, encagoulés, avec des chapeaux en forme de pics, on sait qu’on a affaire à des membres du Ku Klux klan ; ces partisans de l’idéologie blanche raciste et extrémiste pour qui les noirs doivent disparaître ; quand on voit des femmes vêtues de simples culottes, poitrines ouvertes et battant le pavé, on sait qu’on à affaire à des « femen », ces activistes des temps modernes qui, disent-elles, luttent pour l’émancipation de la femme…

Mais qu’est-ce qui détermine les chrétiens en tant que « groupe social » et spirituel en particulier du point de vue vestimentaire ? Si L’Eglise n’est pas du monde et qu’elle est appelée à œuvrer au milieu du monde, ne doit-elle pas se distinguer pour ne pas qu’on la confonde avec ceux qu’elle a la vocation de transformer par son « sel » ? 

Cette question me paraît cruciale d’autant plus qu’aujourd’hui la tendance est à « copier » et à « coller » le mode vestimentaire de ceux que nous appelons, comble de l’ironie, païens. Il n’est pas rare en effet de voir dans nos communautés, des « frères » et des « sœurs » de  « long chemin », «snobs », en pantalons « taille basse » qui les obligent, à chaque fois qu’ils doivent passer devant « l’assemblée des saints », à se donner toutes les peines hypocrites du monde pour se réajuster ;
Ou  en « body » tellement collés au corps comme des ventouses, qu’on les confondrait à leurs peaux ; en mini-jupes « mortelles » et libertaires derrière les chaires, en bribes d’habits qui luttent à cacher leur nudité et autres accoutrements de célébration de la sensualité au milieu du temple de l’Eternel ! Qu’à Dieu ne plaise ! 
«La foi c’est dans le cœur » se targuent de dire la plupart du temps ces chrétiens « tendances ». Mais quelle est cette foi vertueuse à l’intérieur et scandaleuse à l’extérieur ?  

L’eau pure et l’eau souillée peuvent-elles sortir d’une même source 

La Parole de Dieu nous dit dans Matthieu 17/2 que Jésus prit avec Lui Jean, Jacques et Pierre, monta sur une montagne et devant eux, voici ce qui se produisit : « Il fut transfiguré devant eux, son visage resplendit comme le soleil ET SES VETEMENTS DEVINRENT BLANCS COMME LA LUMIERE ». Ainsi donc, la transfiguration qui est aussi l’expression de la réelle conversion et de la réelle identité du chrétien ne s’est pas limitée, à la lumière de ce passage, à la seule dimension physique de Christ, elle a même aussi touché ses vêtements ! Deux choses les ont alors caractérisés: la blancheur (sainteté) et la lumière (modèle, exemple). 
Cela montre que si nous sommes réellement passés par la croix, nos vêtements doivent prouver qu’ils y ont aussi séjourné ; si nous sommes réellement morts avec Christ, nos vêtements ne doivent pas rester hors du tombeau ; si nous disons que nous avons une intimité avec  Christ, alors nous ne devons pas nous habiller comme s’il ne marchait pas avec nous ; si notre corps est le temple de L’Esprit de Dieu, nous ne devons pas le couvrir comme s’il n’était pas saint. On peut être « chics » et « modernes » dans nos vêtements et dans nos goûts mais dans les limites que la conscience de la présence de Dieu dans notre vie nous permet. Evitons de faire partie de ceux par qui le scandale arrive et ne soyons pas les ambassadeurs du monde dans l’Eglise ! Restons transfigurés à l’image de Christ. Nos vêtements aussi !  Shalom à toutes et à tous !

  Hervé Coulibaly