21 juin 2013

Une Vie " transfigurée"...


JESUS PRIT AVEC LUI PIERRE, JACQUES ET JEAN...ET IL FUT TRANSFIGURE DEVANT EUX... (Mt 17:2)

De toutes les manifestations de Jésus à ses disciples, la transfiguration reste la plus admirable des théophanies. En effet, Jésus, dont la Bible dit qu'il n'avait rien pour attirer les regards, coutumièrement vêtu d'une tunique de même couture, ce Dieu fait homme, d'apparence humble et banal, révéla sur une montagne, la magnificence de sa gloire. Le banal Jésus fut changé, métamorphosé, en un Jésus glorieux et la Bible même dit que son visage resplendissait comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière (Mt 17 :2). 
Les disciples qui assistaient à cette manifestation eurent conscience de la réelle nature et la réelle identité divine, majestueuse et inqualifiable en langages humain de leur Maître. Mais la Bible dit qu'avant de manifester sa gloire sur la montagne, Jésus prit avec Lui Pierre, Jacques et Jean.

Nous adorons un Dieu dont chaque parole et chaque acte sont non seulement empreints de sagesse profonde, de mystères parfois, mais aussi sont porteurs de sens et de pédagogie à l’endroit de notre foi. 
Rien, absolument rien dans la vie de Jésus n’est fortuit, superflu, désordre et improvisation, mais toute la somme de sa vie est en harmonie avec un projet précis, celui que chaque acte de son séjour parmi les hommes suive et serve l’agenda du Père : ainsi dans Matthieu 21 :12, après que Jésus soit accueilli en triomphe en entrant dans Jérusalem, Il ne se laisse ni griser ni distraire par la gloriole en faisant un tour d’honneur ou de parade dans la ville, la Bible dit que directement, Il « entra dans le temple de Dieu ». 
Quand il rencontre Matthieu (Matt 9 :9), Il ne fait pas de longs discours pour exposer sa vision à quelqu’un qui ne le voit que la première fois, Il dit simplement et uniquement : « suis-Moi » ; quand les messagers de Marthe et de Marie vinrent à Lui pour le prier de venir instamment auprès de son ami Lazare malade, Jésus ne répond que deux jours plus tard (Luc 11 :6), après le « pourrissement de la situation » qui devait en être ainsi pour qu’éclate la gloire de Dieu. 
Aussi, en prenant Pierre, Jacques et Jean comme seuls accompagnateurs au milieu des douze disciples à la montagne de la transfiguration, sommes-nous invités à méditer sur cette « discrimination choisie et intentionnelle » de Jésus.

Le projet principal de Dieu pour nos vies c’est de se faire connaître à nous tel qu’Il est à travers le processus de notre marche avec Lui. Sur la montagne de la transfiguration, le Jésus en chair fit place au Jésus glorifié. Il prit la forme et la nature de l’esprit du Jésus qui abandonna sur le bois la chair crucifiée, nous invitant à  faire de même.  Et la Bible dit que quand les disciples qu’ils prirent avec Lui le virent ainsi, transfiguré, Pierre fut tellement exalté qu’Il désira ne plus jamais quitter cette gloire : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici… » (Mat 17 :4). 

La réelle révélation de Jésus à nos cœurs ne fait pas sortir de sa présence, elle ne mène pas à abandonner la foi et à retourner dans le monde, elle est toute notre vie chrétienne durant,  attractive à Lui, même au travers des épreuves. C’est à ce même Pierre, recevant par L’Esprit l’identité réelle du Messie que Jésus dit : « tu es heureux Simon, fils de Jonas car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela mais c’est Mon Père qui est dans les cieux » (Matt 16 :17). Jésus ne dit pas à Simon qu’il est heureux d’abord parce que celui-ci possède des biens matériels ou de l’argent mais parce que celui-ci possède la connaissance de l’identité réelle de Jésus. Le bonheur, tout le besoin de plénitude de notre être se trouve accompli et assouvi dans la connaissance de Christ, de Christ révélé. C’est ce que Paul a compris et désiré quand il dit : « je regarde toutes choses anciennes comme de la boue à cause de l’excellence de la connaissance de Christ » (Phil 3 :8). 

Beaucoup de vies chrétiennes sont fades, parce qu’elles n’ont pas le « sel » de Christ transfiguré. Nombreux sont ceux qui mangent à la table du Roi mais qui ne vivent pas de relation fusionnelle avec Lui, nombreux sont ceux qui passent par des épreuves et autres tribulations et qui y restent, nombreux sont ceux qui murmurent parce qu’ils ont toujours marché avec un Jésus banal et ordinaire et non un Jésus de la montagne, transfiguré. Et pour combler ce déficit en nous, pour expérimenter Christ transfiguré, nous avons besoin de prendre avec nous Pierre, Jacques et Jean.

1. PIERRE était un apôtre caractérisé par la FOI. Sa vie s’associe et se résume à la FOI. Cette foi au travers de laquelle Dieu accomplissait de grands prodiges au travers de sa vie au point où la Bible dit que même son ombre guérissait les malades. PIERRE est le résultat ou la conséquence de "SIMON"; cet homme peureux, instable, qui eut peur de révéler son identité de disciple pour ne pas mourir. Mais plus tard dans Actes 2 :12, Simon devient PIERRE, un homme déterminé, un homme audacieux qui savait désormais en qui Il avait cru, Jésus le ressuscité qu’il n’avait plus peur d’annoncer à des multitudes. 
Pour parvenir à la connaissance transfigurée de Christ, nous avons besoin de PIERRE, de stabilité et de FOI dans notre marche avec Dieu et non une chrétienneté vacillante et de doutes. Car la Bible dit que sans la foi, personne ne peut lui plaire (Hb 11 :6). C’est la FOI qui ouvre les yeux de nos cœurs sur ce que La Parole nous dit de Dieu et nous le fait connaître comme tel. Par le moyen de la foi, Christ n’est plus un nom, il devient une réalité vivante. Cette foi qui prend sa source dans la connaissance révélée, transfigurée de Christ, ne peut pas être défaitiste, elle ne peut pas subir la reculade, elle est toujours dynamique, prête à affronter tous les défis parce qu’elle sait en qui elle a cru

Dans le livre de Marc 2 :1-12, un paralytique fut porté par quatre de ses amis vers le lieu où Christ exerçait le ministère. Le problème pour nos valeureux samaritains est que la porte était obstruée par une foule compacte de gens. Au lieu de passer par la porte, ils décidèrent de passer par le toit. Ils avaient avec eux une situation difficile, « paralysante », mais la solution de « la porte », la solution du lieu où tout le monde passe, la solution de la foi conventionnelle, commune et classique, la solution de la foi du « Jésus banal », de la foi ordinaire et qui tient compte de la foule, ne menait qu’à un obstacle. 
Ils activèrent alors la « foi du toit » (encore ici l’omniprésence de l’idée de hauteur montagne, toit) qui est une démonstration et une responsabilisation individuelle de la foi qui découle de la connaissance de Christ transfiguré, pour creuser et faire descendre leur malade. Jésus n’avait peut-être pas dans son agenda ce jour-là un rendez-vous spécial pour eux, mais ils se sont insérés par audace, dans le programme de Celui en qui tout est « oui et amen ! » (Ap 1 :7). Et voici le résultat final de la foi dans le Christ transfiguré : le malade « se leva, prit son lit et sortit en présence de tout le monde de sorte qu’ils étaient tous dans l’étonnement  (le même étonnement et la même exaltation qu’ont eu Pierre, Jacques et Jean quand ils virent Christ métamorphosé sur la montagne)». Le malade était entré par « le toit » et il en ressortit, guéri, par « la porte » ! 
PIERRE avec nous nous permet de « voir » Christ tel qu’il est et tel qu’Il est capable d’agir pour nos vies et dans nos vies. Mais en plus de PIERRE nous avons besoin de prendre aussi « JACQUES ».

2. JACQUES fut le chef, le leader de l'Eglise de Jérusalem au temps de l'Eglise primitive. A l’étude de la biographie de Jacques, on découvre que l’un des traits caractéristiques et majeurs de sa vie est qu’il était un homme de prière. L'histoire raconte en effet qu'il priait tellement, qu’il était si habitué à être à genoux que ceux-ci devinrent aussi durs que les sabots d'un chameau. 
Faisons une parenthèse pour demander à Dieu de nous donner, surtout en Afrique, des leaders, des chefs d'Etat de prières dont les actions résultent de leur vie à genoux devant Dieu plus que de pensées et d'actions d'effusion de sang ! Refermons la parenthèse...

La prière est à notre esprit ce que l’oxygène est à notre corps. Sans "JACQUES", sans la prière, sans la VIE de prière, nous nous asphyxions spirituellement et par conséquent mourons aussi spirituellement. Le jour où Adam et Eve mangèrent le fruit défendu, la communion avec Dieu fut rompu et bien que vivants physiquement, ils étaient morts spirituellement du fait de cette rupture.
 Le manque de prière opère une rupture dans cette chaîne de vie avec Christ et nous expose à la mort dans l’esprit et à la vulnérabilité.  Car par le moyen de la prière nous entrons en communion avec Celui qui est la vie en permettant à cette vie de couler en nous. Dans le jardin de Gethsémanée, devant l’épreuve de la croix, Jésus commença à éprouver de la tristesse et de l’angoisse mais c’est par la prière qu’il fut fortifié et fut prêt à affronter la coupe de douleurs : c’est par « JACQUES », par la prière, que nous pouvons faire face aux épreuves les plus terribles et en sortir vainqueur. 

C’est à l’heure de la persécution, de la tribulation, de l’épreuve, que Simon et les autres disciples dormaient. Au lieu de prendre « JACQUES » avec eux pour être fortifiés, ils se laissèrent assoupir. C’est pourquoi quand Judas, le souverain sacrificateur vinrent dans le jardin chercher Jésus ils fuirent et se dispersèrent quand Jésus les affronta avec calme et ténacité. La Bible dit « réveille-toi,  toi qui dors, réveille-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera » (Eph 5 :14). 
C’est par la prière que nous pouvons repousser les assauts de la chair et de ses passions et les soumettre captifs à l’obéissance de Christ : « veillez et priez afin que vous ne tombiez pas dans la tentation… » (Matthieu 26 :41). Les disciples étaient dans la chambre haute louant et priant quand des langues de feu descendirent sur eux et ils furent remplis de puissance : c’est par « JACQUES », par la prière que nous accédons à la puissance de Dieu, que nous la manifestons.

 Combien, à l’heure où l’apostasie et l’hérésie frappent aux portes de nos églises et s’installent parfois avec effronterie sur nos chaires pour répandre des doctrines de Baal, avons- nous besoin de « JACQUES » dans nos communautés pour invoquer le feu de l’autel authentique de Dieu pour réveiller le peuple de Dieu et repousser hors des frontières de l’Eglise tout ce qui ne confesse pas Christ !
 Sur la montagne, lorsque Christ fut transfiguré, la Bible dit qu’en plus de Moïse, Elie aussi apparut et ils s’entretinrent avec Jésus (Mat 17 :3). Or Moïse et Eli sont deux modèles parfaits d’intercesseurs, d’hommes de prières qui réussirent à détourner le cours des choses à genoux.
 Combien avons-nous besoin de « JACQUES » pour intercéder et faire détourner le cours de l’histoire économique, politique et social des nations en faveur des plans divins  L’Eglise est en guerre contre Satan et son royaume dans son opposition contre les desseins de Dieu pour nos nations, pour nos vies et pour l’humanité : c’est par « JACQUES », à genoux, que nous pouvons mener l’offensive et vaincre, sachant que « les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles mais elles sont puissantes par la vertu de Dieu pour renverser des forteresses » (2 Cor 10 :4). 

L’Eglise aujourd’hui, a plus que jamais besoin de « JACQUES » car nous sommes à l’époque de la fin des temps et l’une des caractéristiques que Jésus a donné de cette fin est qu’elle sera difficile, que l’amour (et aussi la foi) de plusieurs refroidira et l’iniquité s’accroîtra (Matt 24 :12). Nous vivons déjà ces temps avec la législation sur la loi du genre   dans de nombreux pays. Mais Jésus dit : « celui qui vaincra je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu et il n’en sortira plus » (Ap3 :3)

. Ceux qui vaincront dans cette époque sont ceux qui prendront avec eux « JACQUES », la prière. Enfin en plus de PIERRE et de JACQUES sur la montagne de la transfiguration, là où nous voyons Jésus tel qu’Il est, nous avons besoin de « JEAN ».

3. JEAN est l'expression de l'Amour car il était le disciple qui était le plus proche et le plus aimé de Christ (Jean 21 :20-24). C’est cette proximité avec Jean qui a emmené Jésus sur la croix à lui confier sa mère. Dans la pensée de Dieu, l’amour n’est pas un sentiment, il est une vie, une nature : Dieu EST Amour (1 Jn 4 :8). Et l’un des premiers commandements dit « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». 
 Ce passage révèle un fait : la plupart du temps, quand nous évoquons le thème de l’amour, nous l’entrevoyons tout de suite dans la dynamique des relations inter personnelles. Non, cette relation-là de l’amour du prochain, bibliquement, est une conséquence ou une suite de l’amour de soi même d’abord : c’est ce qu’on est à l’intérieur qu’on manifeste à l’extérieur. 

L’amour pour le prochain est vrai quand il a été vrai pour soi même. Et ce n’est pas fortuit que ce commandement soit parmi les premiers, il manifeste le désir de Dieu, qu’en tout, qu’avant tout, nous devons porter sur nous-mêmes le regard que Dieu a sur nous, celui de l’amour, même avec nos défauts. 
Or plusieurs dans l’église ne s’aiment pas eux-mêmes et donc manifestent un amour faux, hypocrite aux autres. La Bible dit « quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres (autrement dit, quand je mettrais tout mon zèle à manifester l’amour extérieur aux autres) quand je livrerai même mon corps…si je n’ai pas l’amour (de moi-même que je dois donner à autrui), cela ne me sert de rien… » (1 Cor13 :3).
 Plusieurs ne s’aiment pas parce qu’ils refusent de se pardonner à eux-mêmes et demeurent dans la culpabilité et l’amertume, sous le joug d’un jugement qui n’est pas de Christ. 
Plusieurs ne sont pas libres parce qu’ils refusent leur différence aux autres et s’emprisonnent dans la dépendance émotionnelle et le complexe. Or c’est à la liberté que Christ nous a appelés (Gal 5 :1). Parce que liberté et amour évoluent toujours dans une symbiose dynamique.  
Certains haïssent même leur personne physique, se trouvant trop noir(e), trop grand(e), trop filiforme…Or il est écrit que celui qui hait est un meurtrier (Jn 3 :15).

Du coup, plusieurs vivent des vies suicidaires parce qu’ils n’ont  pas la vérité de Dieu pour eux en tant qu’individus et en tant que particularités. Nous avons ainsi besoin de « JEAN » pour dire comme David, reconnaissant à Dieu pour la créature qu’il est et qu’il aime lui-même : « Je te loue (Eternel) de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien » (Ps 139 :14). 

 Le monde a besoin de l’amour du Père manifesté dans l’Eglise. Et L’Eglise a besoin de s’aimer elle-même pour aimer le monde en vérité. C’est cet amour, c’est ce « JEAN » qui pourra aussi être témoin de Christ transfiguré.
Nous sommes invités à aller en eau profonde, à quitter la vallée où nous voyons un Jésus en simple tunique et à monter sur la montagne pour le voir transfiguré, dans sa nature et dans son identité réelles afin de vivre aussi une vie chrétienne transfigurée. Montons à cette montagne et prenons avec PIERRE, JACQUES et JEAN car la Bible dit que Christ c’est devant eux qu’il fut transfiguré.
Grâces et paix en Jésus-Christ sur chacune et chacun de vous !

Hervé Coulibaly