16 novembre 2012

"29 Nov.1947 - 29 Nov 2012" Coincidence ? 65 ans après la naissance d'Israël...




Voici, je ferai de Jérusalem une coupe d'étourdissement pour tous les peuples d'alentour, et aussi pour Juda dans le siège de Jérusalem. En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples; Tous ceux qui la soulèveront seront meurtris; et toutes les nations de la terre s'assembleront contre elle. En ce jour-là, dit l'Eternel, Je frapperai d'étourdissement tous les chevaux, et de délire ceux qui les monteront; Mais j'aurai les yeux ouverts sur la maison de Juda, quand je frapperai d'aveuglement tous les chevaux des peuples. Zach 12/2-6


Une étrange coïncidence 

Le 29 novembre 1947 est  l’acte fondateur,  l'acte de naissance de l’Etat d'Israel !

65 ans aprés, jour pour jour,  après le vote à l'O.N.U du  29 /11/1947 pour la création d'un état juif,  l’Autorité Palestinienne demande sa reconnaissance d'état "observateur" à l'O.N.U par un vote le 29 novembre 2012. Serait ce une coïncidence ? 
 65 ans après,  les Arabes refusent toujours  la reconnaissance de l’État d’Israël, comme étant l’État du Peuple juif, installé légitimement sur sa terre ancestrale.
..Ce 29 septembre correspond également  au " 15eme jour du 9eme mois biblique" , donc à une pleine lune.  
Un an plus tôt La Palestine avait  officiellement demandé, le vendredi 23 septembre 2011,  à devenir le 194ème Etat membre des Nations unies. Ce jour  correspondait au  " 24eme jour du 6eme mois biblique " Aggée 1/14  Autre coïncidence  prophétique?

 L’ancien Etat d’Israël avait disparu en l’an 70, lorsque Jérusalem avait été détruite par les troupes romaines de l’empereur Titus. Les Juifs avaient dû se disperser dans le monde entier. Cependant L'Eternel  ne changera pas l'accomplissement des prophéties concernant le retour des juifs dans leur  terre promise : ....Et il leur accorda le territoire comme propriétés Actes 13/1 - Zach 12/2-6 etc

Un "étrange" accord  ?
  La Ligue Arabe "imposerait " aux Européens de soutenir à l'ONU la candidature de l'Autorité Palestinienne pour devenir un Etat. … au nom des Accords de l'Eurabia.
 Eurabia était à l'origine le titre d'un bulletin d'information publié par le Comité européen de coordination des associations d'amitié avec le monde Arabe. Selon Bat Ye'or,(1) il a été publié en collaboration avec « Middle East International (Londres), France-Pays Arabes (Paris) et le Groupe d'Etudes sur le Moyen-Orient(Genève) »
" Eurabia est née de la soumission de la Communauté économique européenne (CEE), devenue l’Union européenne (UE), au terrorisme palestinien et au boycott pétrolier ; ce boycott provenait principalement des pays arabes producteurs  et était dirigé aussi contre les Etats-Unis en novembre 1973.
 Les Neuf  acceptèrent alors les conditions de la Ligue Arabe :
 - soutien à la cause palestinienne et adoption d’une politique pro-palestinienne, anti-israélienne et anti-américaine, 
- reconnaissance d’un peuple palestinien qui jusqu’alors n’était pas mentionné,
- reconnaissance de l’OLP  et de son chef Yasser Arafat comme ses seuls représentants.
Cette politique se développa dans un cadre informel d’accords entre les pays de la CEE et ceux de la Ligue Arabe. On attribue au politicien français MichelJobert  l’appellation Dialogue euro-arabe (DEA) pour ce type de politique discrète.
Ces accords se faisaient au plus haut niveau entre, du côté européen, les ministres des Affaires étrangères et le président de la Commission et, du côté arabe, leurs homologues et le représentant de la Ligue des Pays arabes.
En 1974, fut créée à Paris l’association parlementaire pour la coopération euro-arabe. Elle rassemblait des députés des parlements de chaque pays de la CEE chargés de gérer avec leurs collègues arabes tous les aspects de cette collaboration euro-arabe par une infrastructure de comités et de réseaux."... cf un article intéressant sur europe-israel.org

Le contexte historique 
A.. Les fondements juridiques et les frontières d'Israel selon le droit international
En dehors des droits absolus du peuple Juif sur la terre d'Israël selon la bible, il existe une réalité historique peu connue et bien différente de celle desservie par les médias :
le peuple juif a des droits concernant Israël et Jérusalem, découlant des dispositions de la résolution de San Remo .

- Les accords de San Remo (1920)
Dès la fin du xixe siècle, un courant important au sein des communautés juives mondiales, le Sionisme, revendique l’auto-détermination et la fondation d’un État juif en Palestine. En 1917, les Britanniques, par l’intermédiaire de la Déclaration Balfour, se déclarent en faveur de l’établissement d’un foyer national pour le peuple juif. Ils sont suivis en 1920 par la Société des Nations..

Le 24 avril 1920,   La Société des Nations a confié à la Grande-Bretagne un mandat sur la Palestine pour aider les Juifs à « reconstituer leur foyer national dans ce pays ».La France reçoit donc mandat du Liban et de la Syrie, la Grande-Bretagne de l'Irak , de la Transjordanie et de la Palestine. Les décisions relatives aux territoires ottomans font l'objet du traité de Sèvres.
 Contrairement à ce que pense certains juristes, la Déclaration Balfour de 1917 n’a pas créé les droits juridiques internationaux. Elle n’est pas aussi importante que la conférence de San Remo. C’est cette dernière qui a décidé de donner à la Déclaration Balfour la force de loi internationale.
 
La décision de San Remo,(video) rendue le 25 avril 1920, incorporait en effet la Déclaration Balfour de 1917 et l’article 22 du Pacte de la Société des Nations. Ce fut la décision fondamentale sur laquelle le Mandat pour la Palestine a été édifié. Alors que la décision prise à San Remo a créé de facto le mandat sur la Palestine, le document relatif à ce mandat a été signé de plein droit par la Grande-Bretagne au titre de mandataire et par la Société des Nations. Il devint ainsi un contrat lié au droit international.(voir video)  C'est le lieu ou les droits juridiques furent données aussi bien au peuple juif qu'au peuple arabe...

Les Hautes Parties contractantes consentent de confier, par application des dispositions de l’article 22, l’administration de la Palestine, dans les limites des frontières telles qu’elles seront déterminées par les principales puissances alliées, à un mandataire, qui doit être choisi par les dites puissances. Le mandataire sera chargé de mettre en œuvre la déclaration originairement faite le 8 Novembre 1917, par le gouvernement britannique, et adoptée par les autres puissances alliées, en faveur de l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puissent causer préjudice aux droits civils et religieux des communautés non juives en Palestine, ou aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays.
L’article 22 du Pacte de la Société des Nations, stipule « (…), il devra être appliqué le principe que le bien-être et le développement de ces peuples forment une mission sacrée de civilisation et que des garanties pour l’accomplissement de cette mission devront être incorporées dans le présent Pacte. »

Le mandat sur la Palestine de la Ligue des Nations, comprend notamment le paragraphe significatif suivant « En considérant que la reconnaissance a ainsi été accordée à la relation historique du peuple juif avec la Palestine et aux motifs de reconstituer leur foyer national dans ce pays »
L’ONU a pris le relais de la Ligue des Nations en 1945. Ainsi, le mandat sur la Palestine prorogée en vertu de l’ONU se continuait sans changement. En 1947, l’Assemblée générale de l’ONU adopta la Résolution 181 " le Plan de partage," en vertu de laquelle les Juifs et les Arabes pourraient proclamer leur état.

B. Mais que désigne-t-on par Palestine ?
"Au sens géopolitique du terme et dans le contexte du conflit israélo-palestinien, l'usage du terme « Palestine » peut être source de controverses..La Palestine" géographique" , Palestine et  l'Etat palestinien sont 3 choses différentes :
1.« Palestine » est un nom fréquemment utilisé depuis l'ère romaine pour désigner la région du Proche-Orient située entre la mer Méditerranée et le désert à l'est du Jourdain Elle inclut traditionnellement les régions antiques de la Galilée , la Phénicie et la Samarie au nord, de la Judée, la Philistie et l'Idumée au sud, régions auxquelles ont pu s'ajouter selon les époques la Pérée au nord-est de la mer Morte, la Batanée et la Décapole au-delà du Jourdain. Dans le sens géographique large, elle correspond aujourd'hui à un territoire incluant l'État d'Israël, les Territoires palestiniens et une partie du Royaume de Jordanie, du Liban et de la Syrie.
 Au sens restreint, elle se limite, depuis 1921 et la création de l'émirat de Transjordanie au cours du mandat britannique sur la Palestine, aux territoires situés strictement à l'ouest du Jourdain."

2. Les noms de Palestine mandataire, ou Palestine sous mandat britannique, désignent le statut politique établi par la Société des Nations en Palestine et en Transjordanie à partir de 1920.
Ses termes exacts et sa délimitation furent l’objet de tractations entre Britanniques, Français, Arabes et sionistes dans le contexte des différents accords et promesses passés entre eux. Le mandat avait pour objectif la mise en place en Palestine d’un « foyer national pour le peuple juif [...]  tel que défini par la Déclaration Balfour de 1917 et repris dans les dispositions du mandat.
La " Palestine mandataire "fut le terrain du conflit de plus en plus violent entre Arabes palestiniens et Juifs sionistes, dont les revendications nationalistes respectives ne purent être conciliées par les Britanniques. En conséquence, ces derniers remettent la question de la Palestine et leur mandat à l’ONU en février 1947. Ces dernières, qui ont succédé à la Société des Nations, vont tenter de résoudre le conflit entre Juifs et Arabes sur la « question de la Palestine ». Les Nations unies nomment une commission qui préconise le partage de la Palestine et l’internationalisation de Jérusalem. "

3 Palestine :  Etat Palestinien  " C'est le nom de l'État auto-proclamé depuis Alger par l'OLP en 1988, et le terme est utilisé par l'Autorité Palestinienne pour désigner l'État palestinien revendiqué par les Palestiniens. Le pouvoir de cette Autorité s'exerce, de façon continue depuis l'application en 1994 des Accords d'Oslo, sur une partie restreinte des Territoires palestiniens de Cisjordanie, tandis que la bande de Gaza est désormais administrée par le Hamas depuis les élections libres de 2006, d'abord dans le cadre de l'Autorité palestinienne puis depuis juin 2007, après une guerre civile meurtrière, en rupture avec cette dernière.
94 États reconnaissent un « État de Palestine », et 11 pays ne le reconnaissent pas officiellement comme un État mais accordent un statut diplomatique particulier à une représentation palestinienne"
   
Plan de partage de 1947 

Le 29 novembre 1947, l’ONU vote un plan de partage ( la résolution 181.) 33 pays  votèrent pour la création  de l'état d'Israël 

Ce plan prévoit la partition de la" Palestine mandataire" en trois entités, avec la création d’un État juif et d’un État arabe, Jérusalem (100 000 Juifs et 105 000 résidents arabes) étant placée sous contrôle international
 Ilgarantit les droits des minorités et les droits religieux, y compris le libre accès aux Lieux saints et leur préservation. Le plan prévoit également l’union économique entre les deux États : union douanière, système monétaire commun, administration unique des principaux services, accès égal aux eaux et sources d’énergie.
Le plan fut accepté par les dirigeants juifs, mais refusé par les Arabes palestiniens et par les États membres de la Ligue arabe. Les pays arabes provoquèrent en réponse des combats 
 Le mandat britannique aboutit à la fondation du Royaume hachémite de Transjordanie le 25 mai 1946 et à la proclamation de l’État d’Israël à son terme, le 14 mai 1948.
 La "Palestine mandataire " est actuellement coupée en quatre, un royaume de Jordanie, une entité palestinienne entre les mains du Fatah, une enclave entre les mains des terroristes du Hamas, et un État Juif démocratique....
 En 2011, Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne a déclaré que le refus arabe d’accepter la décision de partition était « une erreur qu’il essaie de corriger ».

14 mai 1948 :  le mandat britannique prend fin. Le même jour, David Ben Gourion proclame l’indépendance de l’État d’Israël. Le 15 mai 1948 , jour de shabbat, les troupes des pays arabes envahissent la Palestine. Les soldats de la Légion arabe de Transjordanie assiègent la garnison israélienne de Jérusalem.La ville est alors le centre de durs combats. 
Depuis la naissance de l’Etat d’Israël, les conflits n’ont jamais cessé. La Transjordanie avait annexé une partie de la Palestine ainsi que  la vieille ville de Jérusalem  en mai 1948. Après l’accord d’armistice de ‘49, les Jordaniens qui avaient le contrôle de Jérusalem, ont violé toutes les clauses de la résolution  qui demandait entre autres choses, le respect des lieux saints Le partage de Jérusalem entre Israéliens et Palestiniens avait rendu inaccessible aux Juifs la vieille ville et ses Lieux saints

Une résolution ambigüe

Après la guerre de 67 « guerre des six jours » (5-10 juin 1967),déclenché par les pays arabes, Israël a reconquit la  Judée Samarie, y compris Jérusalem. Le 5 juin, Israël lance une attaque surprise contre l'Égypte puis attaque la Jordanie et la Syrie. En six jours, elle prend le contrôle du Sinaï jusqu'au canal de Suez, de la bande de Gaza, de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est et du plateau du Golan qui sont connus sous le nom de « territoires occupés"  
La vieille ville de Jérusalem tombe, presque intacte, aux mains des troupes israéliennes. La ville est aussitôt réunifiée et administrée comme partie intégrante de son territoire par Israël.  Après l’accord d’armistice de ‘49, les Jordaniens qui avaient le contrôle de Jérusalem, ont violé toutes les clauses de la résolution  qui demandait entre autres choses le respect des lieux saints

  La Résolution 242  du Conseil de sécurité a été adoptée autorisant Israël à demeurer en possession de toutes les terres jusqu’à ce qu’ils aient des «frontières sûres et reconnues». Il ne demandait pas à Israël de se retirer de tous les territoires et de Jérusalem sans avoir signé un accord de paix.
 Également, “il affirme en outre la nécessiter de parvenir à un juste règlement du problème des réfugiés”. Il n’y avait aucune référence à la Résolution 194  ni aucune distinction faite entre les réfugiés juifs et arabes.

Le 30 juillet 1980 le Parlement israélien  proclame « Jérusalem réunifiée, capitale éternelle d’Israël ».
Le drapeau de Jérusalem reprend les bandes du drapeau d'Israël qui évoquent le châle de prière juif. L'inscription en hébreu mentionne le nom de la ville. Le lion est le blason de la tribu de Juda.
Jérusalem ..." pierre pesante pour tous les peuples " et pour elle-même..


Deborah 
  Sources: wikipedia etc
(1) le livre de Bat Ye’or “Eurabia” décrit les incidences du Dialogue Euro-Arabe, les prises de positions, les accords entre l’Europe et l’OCI, etc… 

Lire aussi
27/12/2012  Désaccords entre les formations palestiniennes sur le statut d'Etat observateur à l'ONU ( le monde.fr)
..Dans un communiqué distinct, un autre membre de la direction en exil, Ezzat al-Rishq, a « salué la démarche à l’ONU pour obtenir un statut d’État observateur, sans concéder ni sacrifier un pouce de la terre palestinienne, de la mer (Méditerranée) au fleuve (Jourdain) », en référence au territoire de la Palestine mandataire d’avant 1948, soit Israël et les Territoires palestiniens."
Contrairement au bureau politique en exil, des dirigeants du Hamas dans la bande de Gaza, gouvernée depuis 2007 par le mouvement islamiste, ont critiqué l’initiative de M. Abbas à l’ONU, dénonçant une absence de concertation avec l’ensemble des formations palestiniennes.
Le porte-parole du chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a ainsi démenti le 22 novembre avoir approuvé la démarche de M. Abbas lors d’une conversation téléphonique, comme l’avait annoncé l’agence officielle palestinienne Wafa.
Un important dirigeant du Hamas à Gaza, Mahmoud Zahar, a qualifié samedi la démarche à l’ONU de « reconnaissance de renonciation officielle aux frontières de 1948 ».
En revanche, le numéro deux du Hamas, Moussa Abou Marzouk, en exil au Caire, avait exhorté le 17 novembre M. Abbas à « ne pas renoncer à aller à l’ONU », estimant que l’offensive israélienne lancée trois jours auparavant à Gaza constituait aussi « un message de terreur » pour le dissuader de son projet...]
                                                                                                                                                                                                                                                                                                        
Lettre ouverte de l'UDF au conseil général  (Suisse) concernant la demande palestinienne à l'ONU