21 septembre 2012

Prière pour la Côte d'Ivoire le jour de Yom Kippour

                                                                               

ETERNEL
JE VIENS DEVANT TA FACE
POUR PLAIDER EN FAVEUR DE MON PAYS
LA CÔTE D’IVOIRE
Mercredi 26 septembre 2012
 Yom Kippour
                                                     

Le mercredi 26 septembre 2012, correspond au dixième jour du septième mois du calendrier biblique et prophétique révélé à Moise en ces mots :
«L’Éternel parla à Moïse et à Aaron dans le pays d’Égypte, en ces termes : Que ce mois-ci soit pour vous le commencement des mois : il sera pour vous le premier des mois de l'année. Ex 12 : 1

Dans Lévitique 23, L’Éternel fixa les dates des fêtes bibliques annuelles que les enfants d’Israël devraient célébrer. Selon ce calendrier, ce mercredi 26 septembre 2012, correspond au dixième jour du septième mois biblique qui est  le premier  mois de l'année biblique .C'est le jour du grand pardon (Yom Kippour ).  C'est un jour de jeûne et de repentance fixé par Dieu lui même.
«Lév 23 : 27 – 32 Et l’Éternel parla à Moïse en disant : Le dix de ce septième mois est le jour des Expiations ; vous aurez une sainte convocation, vous vous mortifierez et vous offrirez à l’Éternel des sacrifices faits par le feu. Vous ne ferez aucune œuvre ce jour-là, car c'est un jour d'expiation destiné à faire propitiation pour vous devant l’Éternel votre Dieu. Car toute personne qui ne se mortifiera pas ce jour-là sera retranchée du milieu de son peuple. Et toute personne qui fera quelque œuvre servile en ce jour-là, je ferai périr cette personne au milieu de son peuple. Vous ne ferez aucun travail. C'est une ordonnance perpétuelle pour vos descendants, dans tous les lieux où vous demeurerez. Ce sera pour vous un repos, un repos absolu, et vous vous mortifierez. Le neuf du mois, au soir, d'un soir jusqu'à l'autre, vous observerez votre repos ».

Le dixième jour du septième mois, est le seul jour de l'année, où le souverain sacrificateur entrait dans le lieu très saint afin de  plaider pour les péchés de toute la nation.
« Héb 9: 6 – 15 Or, ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs qui font le service entrent en tout temps dans la première partie du tabernacle;  et dans la seconde le souverain sacrificateur seul entre une fois par an, non sans y porter du sang qu'il offre pour lui-même et pour les péchés du peuple. 
Le Saint Esprit montrait par là que le chemin du lieu très saint n'était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait. C'est une figure pour le temps actuel, où l'on présente des offrandes et des sacrifices qui ne peuvent rendre parfait sous le rapport de la conscience celui qui rend ce culte, et qui, avec les aliments, les boissons et les divers ablutions, étaient des ordonnances charnelles imposées seulement jusqu'à une époque de réformation.  
Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n'est pas construit de main d'homme, c'est-à-dire, qui n'est pas de cette création; et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.  Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d'une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair,  combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des oeuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant!
  Et c'est pour cela qu'il est le médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l'héritage éternel qui leur a été promis.
Apo 21/3 Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux.

ETERNEL, JE PLAIDE DEVANT TA FACE POUR MON PAYS LA COTE D'IVOIRE

Éternel, je me présente devant ta face  comme Daniel le fît en son temps pour sa nation, à la fin  des  soixante dix années de captivité. Éternel, en ce dixième jour du septième mois,  je plaide pour la Côte d'Ivoire, en t’adressant la prière prophétique de Daniel .

Prière de Daniel (Daniel 9 : 1 - 19)
La première année de Darius, fils de Xerxès, de la dynastie mède, qui était devenu roi du royaume des Chaldéens, la première année de son règne, moi, Daniel, je compris par les livres le nombre d'années qui devait s'accomplir sur les ruines de Jérusalem, d'après la parole du SEIGNEUR qui était parvenue à Jérémie, le prophète : soixante-dix ans. 
Je me tournai vers le Seigneur Dieu, en quête de prières et de supplications, par le jeûne, le sac et la cendre. Je priai le SEIGNEUR, mon Dieu, et je lui fis cette confession : 
S'il te plaît, Seigneur, Dieu grand et redoutable, toi qui gardes l'alliance et la fidélité envers ceux qui t'aiment et qui observent tes commandements ! 
Nous avons péché, nous avons commis des fautes, nous avons agi en méchants et en rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes règles.
 Nous n'avons pas écouté tes serviteurs, les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos princes, à nos pères et à tout le peuple du pays.
 A toi, Seigneur, la justice, et à nous la honte — voilà pourquoi il en est ainsi en ce jour — oui, aux hommes de Juda, aux habitants de Jérusalem et à tout Israël, à ceux qui sont proches comme à ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés à cause des sacrilèges qu'ils ont commis envers toi. 

SEIGNEUR, à nous la honte, à nos rois, à nos princes et à nos pères, parce que nous avons péché contre toi. Au Seigneur, notre Dieu, la compassion et le pardon, car nous avons été rebelles envers lui. 
Nous n'avons pas écouté le SEIGNEUR, notre Dieu, pour suivre ses lois qu'il avait mises devant nous par l'intermédiaire de ses serviteurs, les prophètes. 
Tout Israël a passé outre à ta loi et s'est écarté, sans t'écouter.
 Alors se sont répandues sur nous les malédictions liées aux serments qui sont écrits dans la loi de Moïse, serviteur de Dieu, parce que nous avons péché contre Dieu.
 Il a réalisé la parole qu'il avait prononcée contre nous et contre les chefs qui nous ont gouvernés, en faisant venir sur nous un malheur si grand qu'il n'en est jamais arrivé sous le ciel entier de semblable à celui qui est arrivé à Jérusalem. Comme cela est écrit dans la loi de Moïse, tout ce malheur est venu sur nous ; et nous n'avons pas cherché à apaiser le SEIGNEUR, notre Dieu, nous ne sommes pas revenus de nos fautes, nous n'avons pas discerné ta vérité.

 Le SEIGNEUR a veillé sur ce malheur, et il l'a fait venir sur nous ; car le SEIGNEUR, notre Dieu, est juste dans toutes les œuvres qu'il a faites, et nous ne l'avons pas écouté. Et maintenant, Seigneur, notre Dieu, toi qui as fait sortir ton peuple d’Égypte d'une main forte et qui t'es fait un nom — voilà pourquoi il en est ainsi en ce jour — nous avons péché, nous avons agi en méchants.
 Seigneur, s'il te plaît, selon tout ce que tu fais pour la justice, que ta colère et ta fureur se détournent de ta ville, Jérusalem, ta montagne sacrée ; car, à cause de nos péchés et des fautes de nos pères, Jérusalem et ton peuple sont exposés aux outrages de tous ceux qui nous entourent.
 Maintenant donc, notre Dieu, entends ma prière et mes supplications, à moi, ton serviteur ! Pour le Seigneur, fais briller ta face sur ton sanctuaire dévasté ! Mon Dieu, tends l'oreille et entends ! Ouvre les yeux et vois nos lieux dévastés et la ville sur laquelle ton nom est invoqué ! Car ce n'est pas à cause de ce que nous avons fait pour la justice que nous te présentons nos supplications, c'est à cause de ta grande compassion. 
Seigneur, entends ! Seigneur, pardonne ! Seigneur, sois attentif ! Agis, ne tarde pas, pour toi-même, mon Dieu ! Car ton nom est invoqué sur ta ville et sur ton peuple.                                           

 Réponse de Dieu à Daniel : La prophétie des soixante-dix semaines (Dan 9 : 20 - 27)
Je parlais encore, je priais, je confessais mon péché et le péché d'Israël, mon peuple, et je présentais ma supplication au SEIGNEUR, mon Dieu, en faveur de la montagne sacrée de mon Dieu ; je parlais encore, en prière, quand Gabriel, l'homme que j'avais vu précédemment dans la vision, s'approcha de moi d'un vol rapide, à l'heure de l'offrande du soir. 
Il m'instruisit en me disant : Daniel, je suis sorti, maintenant, pour te communiquer l'intelligence. Au commencement de tes supplications, une parole a été émise, et je suis venu te l'annoncer ; car tu es un bien-aimé. Saisis la parole et comprends la vision. Soixante-dix semaines ont été fixées sur ton peuple et sur ta ville sacrée : 
Pour faire cesser la transgression et mettre fin aux péchés,
Pour faire l'expiation de la faute et amener la justice pour toujours,
Pour sceller vision et prophète
Pour conférer l'onction à un « très-sacré ».

Sache-le donc et comprends ! Depuis qu'a été émise la parole disant de rétablir, de rebâtir Jérusalem, jusqu'à un chef ayant reçu l'onction, il y a sept semaines ; Pendant soixante-deux semaines, places et fossés seront rétablis, rebâtis, mais en des temps d'angoisse. Après les soixante-deux semaines, un homme ayant reçu l'onction sera retranché, et il n'aura personne pour lui. Le peuple d'un chef qui vient détruira la ville et le sanctuaire, et sa fin arrivera dans un déferlement ; jusqu'à la fin de la guerre des dévastations sont décidées. Il fera avec la multitude une solide alliance d'une semaine, et durant la moitié de la semaine il fera cesser le sacrifice et l'offrande ; sur l'aile des horreurs, il y aura un dévastateur, jusqu'à ce que la destruction décidée fonde sur le dévastateur.

Côte d'Ivoire, que l'Eternel te bénisse 

Côte d'Ivoire, que le Seigneur te bénisse et te garde !
Côte d'Ivoire, que le Seigneur fasse briller sa face sur toi et t'accorde sa grâce !
Côte d'Ivoire, que le Seigneur lève sa face vers toi et te donne la paix !
Côte d'Ivoire, que le nom de L'Eternel repose sur toi et qu'il te bénisse.  Nbre 6/22 - 27

KOUASSI K.

Notes :
 Le schofar (= trompette, corne, corne de bélier )
.Nombre 10/1-10..Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Fais-toi deux trompettes ; tu les feras d’argent battu ; et elles te serviront pour la convocation de l’assemblée, et pour le départ des camps... Et quand, dans votre pays, vous irez à la guerre contre l’ennemi qui vous presse, alors vous sonnerez des trompettes avec éclat, et vous serez rappelés un mémoire devant l’Éternel, votre Dieu, et vous serez délivrés de vos ennemis. Aux jours de fête, le premier jour de chaque mois ou à l'occasion d'autres solennités, vous sonnerez de la trompette au moment où vous offrez les sacrifices complets et les sacrifices de communion ; grâce à cela aussi, je me souviendrai de vous. Je suis le Seigneur votre Dieu.
La corne est synonyme de force, puissance : 1 S 2:10, Ps 89:18,25 ,  de royaume ou de rois (Dan 7:8,11,21; Zach 2:1,2, Apoc 17:12,16.) de la force agressive des  puissances politiques en Ps 132:17, Jér.48:25

Les offices de Roch Hachanah et de Yom Kipour atteignent leur apogée lors de la sonnerie de la corne de bélier, du Shofar Le Shofar exprime aussi  le cri du coeur,  " le son du silence"..Le Shofar est extrêmement limité. Il n'émet qu'une seule note, l'unique variation possible  réside dans la durée - longue ou courte - de la note. Il a quatre types de sons distincts :
* Tekia : son long.
* Shevarim : son court (3 téroua valent une tékia).
* Téroua : 9 sons saccadés.
* Tékia guédola : son majeur, long et continu.
Chacun de ses   sons a une signification particulière et  représentait ainsi de façon simple  la communication de la pensée de Dieu . Chaque mouvement dans le camp devait être la conséquence du son du schofar . Départ ou fête  se faisaient au moyen d’un certain son du schofar. Que ce soit pour convoquer   l’assemblée solennelle ou le départ des tribus  guerrières,  tout était réglé par le shofar.  ( Nbre 10) Il a été utilisé notamment  contre les murailles de Jéricho lors de la conquête du pays de Canaan par Josué..
" TEKIAH GEDOLAH", la note de l'espoir !  la cérémonie de la sonnerie du Shofar de Roch Hachanah et le dernier office de Yom Kipour, Neïlah,se termine  par "Tekiah Gedolah",  qui annonce le plus grand de tous les triomphes, la plus somptueuse de toutes les gloires !... Délivrance, sauvetage, retour, renouveau, voici l'apogée et le salut: l'arrivée du Messie, le Mashiah !" (Rab Z. Posner)

  (2)ANA BECOAJ- Chant hébraïque de Yom Kippour  écrit au cours du premier siècle, selon les soixante-dix noms de Dieu
 De grâce, par le pouvoir de Ta droite, délie les liens
Accepte les chants de prières de Ton peuple,
 Elève-nous, purifie-nous, ô Tout Puissant
De grâce, héro, garde Tes adorateurs sans pareils avec amour :
Bénis-les, purifie-les de Tes justes bontés, récompense toujours :
Immune, fier, gouverne Ton peuple avec bonne volonté :
Unique, fier, adresse-Toi à Ton peuple qui se souvient de Ta Sainteté :
Accepte notre plainte, et entends notre cri, Toi qui connais les destins :
Béni soit l'honneur de Son Royaume à jamais.
Deborah

17 septembre 2012

Avinou Malkénou, Notre Père notre Roi…




Le  17 septembre 2012, le peuple d'Israel fête Roch Hachana (la tête de l'année), c'est donc le premier jour de l'année 5773, du calendrier juif. Roch Achana est considéré comme l'anniversaire de l'humanité, la date anniversaire de la création d'Adam et Eve.  En ce jour,  Dieu est particulièrement célébré comme le Roi absolu de l'Univers. Durant 2 jours, 100 sonneries du Shoffar résonneront pour Couronner Dieu roi de l'Univers ;  le Shoffar (corne de bélier)  rappelle le souvenir des deux cornes du bélier qu'Abraham à sacrifié à la place d'Isaac.
L'une de ces cornes aurait  résonné lors du don de la loi à Moise 363 ans plus tard, et il est dit que la deuxième sonnera pour annoncer  la venue (le retour) du Messie.
Le chant ci - dessus est une prière qui est faite  durant le service, lors de Roch Hachana, pour demander à Dieu d'effacer nos péchés et remettre toute cette année entre les mains du Père .   "Avinou, Malkénou, Notre Père, notre Roi" est la prière des 10 jours,  de Roch haChana à Kippour .

Déborah 

 
אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ
Avinou, Malkénou, Notre Père, notre Roi…
Pour comprendre pourquoi et comment nous appelons Dieu "Père", il nous faut d'abord distinguer entre les fonctions de créateur et de procréateurs. Partant de la connaissance que nous avons de nos Père et Mère, nous avancerons dans la connaissance de l'unique Source de Vie.
Il nous a faits בְּצַלְמֵנוּ     כִּדְמוּתֵנוּ     à Son image, comme Sa ressemblance dit la Tora.
Voltaire ajoute "et nous le lui avons bien rendu". Nos représentations anthropomorphiques nous sont utiles, mais nous ne devons pas nous laisser prendre à leurs pièges.
La Tora accepte ce risque : elle use aussi d'images et "parle le langage des hommes"[2], de "son bras étendu", de "sa main", du "doigt de Dieu", que "ses pieds se poseront…"etc.
Michel-Ange dans sa fresque du plafond de la Chapelle Sixtine (1512) illustre une conception hautement problématique de "Notre Père" : la créature d’un côté, le créateur de l’autre.
 L'artiste est immense, mais sa théologie digne du paganisme gréco-latin. Elle réduit notre Père céleste, notre Créateur, à un procréateur masculin.
N'oublions jamais que le mot français "Dieu" vient du "Zeus" grec et que dans le nom "Jupiter" se trouve la trace de "Pater".
C'est pourquoi notre méditation doit se poursuivre sur un chemin hébreu en tenant compte de ce que :
·       rien n'existe en dehors de Dieu, puisque Il est partout, à l’infini,
·       donc que l'univers n'a pu sortir hors de Lui ;
·       que d'autre part Dieu crée des êtres libres de choisir entre le bien et le mal,
·       donc Il renonce provisoirement à Son Règne absolu
·       et Il est distinct de l'univers qu'Il a créé.
La seule image qui vient à Rabbi Yits’haq Louria (1534-1572), c'est que le Créateur, qui n'a pas fait sortir l'univers de Lui-Même vers un dehors qui n’existe pas, s'est retiré un peu en Lui-Même, par une contraction[3]. Et c'est dans ce creux ménagé en Lui qu’Il a créé le monde.
Dieu est Amour. Les êtres qu'Il crée sont semblables à Lui, en ce qu'ils sont capables d'aimer. Comme on ne force pas l’amour, alors Il nous laisse libres de choisir entre le bon et le mauvais penchant. Il va jusqu'à renoncer –provisoirement- à régner en tout lieu. De là découle la terrifiante existence du mal, contrepartie de ce qu'est l'Amour vrai.
 
Ce creux aménagé par Dieu en Son sein est l'image de la liberté humaine. C’est là que se trouve le monde, c’est du milieu de Lui-Même que Dieu a "disparu". D'ailleurs, le motעולם  (‘ôlam), traduit par "monde" et "éternité" l'indique bien par sa racine qui veut dire "disparaître, se cacher".
En principe[4], ici et durant le temps de la patience de Dieu et de la gestation de l’humanité nouvelle, Sa volonté est suspendue et Il laisse chacun(e) faire ce qu'il veut.Ce n’est pas une théorie philosophique, voyons-en les conséquences très pratiques:
Que vous évoque l’image du monde placé dans une sorte de poche qu’a ménagée le Dieu infini à l’intérieur de lui-même ? … l'image inverse de celle de Michel Ange. Un anthropomorphisme de plus, direz-vous… Bien sûr,mais s'il "parle" mieux ?...
Le Créateur est comme une mère qui fait de la place en elle-même pour y installer un autre être, à qui elle donne la vie ; c’est pour cela qu'André Chouraqui traduit littéralement [רַחֲמִים[5] (ra’hamim’) par "matrices" alors que les autres écrivent "compassion" ou "miséricorde".
Si vous voulez savoir où en est la grossesse, regardez du côté d'IsraEl. La gestation approche du terme, nous en sommes aux douleurs. Mais comme le dit le Rav Kook, ce ne sont pas celles de l’agonie, ce sont celles de l’accouchement, pour un reste d'humanité que l'Eternel se prépare. Il commence dans Son peuple et par Son Pays[6]. Enfin va apparaître l’humanité conforme à l’image divine, et on verra ce qu’était l’embryon :
·       A-t-il choisi l’amour ? Il gardera ainsi sa place au sein de la famille de Dieu, comme fils ou fille de Dieu,
·       A-t-il préféré son ego ? Il n’aura rien fait pour naître viable. Il sera mort-né.
Ceci, c’est pour le point de vue éthique
L’autre aspect de l’image de Rabbi Louria est sécuritaire. Nous sommes en Lui, sous contrôle. Quoi qu’il arrive, si je vis de la vie divine, aucun mal n’est irrémédiable. Même si je subis des épreuves, même si mon enveloppe est détruite, le souffle de vie divine qui est en moi ne peut être anéanti. Dieu me rendra la vie, et cette fois je ne subirai plus d’atteinte.
C’est dans ce sens que nous vivons dans une totale sûreté, oui ici en IsraEl, dans les années actuelles où nous sommes submergés par des flots de haine. Oui, Il contrôle tout et c’est même Lui qui organise une sorte de piège… dont nous sommes l'appât :
« Je ferai de Yérouchalaïm une coupe donnant le vertige à tous les peuples d’alentour… une pierre lourde à soulever pour toutes les nations…" (Zach12).
« En ces jours-là et en ce temps-là où Je rétablirai les captifs de Yéhouda et de Yérouchalaïm, Je rassemblerai toutes les nations, et Je les ferai descendre dans la vallée de Yéhochaphath (l’Eternel juge), et là J’entrerai en jugement avec elles au sujet de Mon peuple et de Mon héritage, IsraEl, qu’elles ont dispersé parmi les nations ; et elles ont partagé Mon pays…" (Joël 4 : 1-2 ou 3 : 6-8)
 
"Lorsque j’erre, Toi ! Lorsque je médite, Toi !
Seulement Toi, encore Toi, toujours Toi !
Toi ! Toi ! Toi !
Lorsque je me réjouis, lorsque je m’attriste, Toi !
Seulement Toi, encore Toi, toujours Toi !
Toi ! Toi ! Toi !
Tu es le Ciel ! Tu es la Terre !
Toi dessus ! Toi dessous !
Dans chaque direction, à chaque issue !
Seulement Toi, encore Toi, toujours Toi !
Toi ! Toi ! Toi !"
Rabbi Lévi Yits’haq de Berditchev
La Tora va très loin pour établir notre certitude et notre sécurité : si nous vivons de la vie de Dieu (dans Son amour, et que notre comportement le reflète), alors nous sommes une part de Lui.
Cela vous choque ? Etes-vous choqué quand j’appelle ma femme "ma moitié" ?
Le Rav Dufour[7] relève dans le dernier chant de Moïse (Deut 32 : 9)חֵלֶק יהוה עַמּו (‘hélèq HaChèm ‘âmmo), littéralement : "une part de l’Éternel est son peuple". Le premier niveau de traduction est valable : "la part de l’Éternel est son peuple". Cela est traduit en ce qu'Il s'est réservé IsraEl comme "une part pour lui et pas pour les autres".
Mais la grammaire nous invite à aller plus profond. Comme חֵלֶק   (‘héléq = part) n’est pas précédé de l’article défini, on peut traduire "une part" au lieu de "la part". Nous sommes une part de Lui.
Donc nous écrivons "IsraEl", avec la majuscule de El (Dieu en hébreu) au milieu de notre nom, pour préciser que sans El, Isra… rien.
HaChèm dit au verset suivant (Deut. 32 : 10) qu’Il nous garde "comme la prunelle de Son œil" et "celui qui vous touche, touche la prunelle de son œil." (Zacharie 3 : 8).
Isaïe (26 : 19) confirme à un point inouï l’union de Dieu avec ceux qu’Il aime/ceux qui L’aiment :
"Ils vivront tes morts, נְבֵלָתִי (névélati) mon cadavre, ils se lèveront, éveillez-vous et chantez de joie, vous qui résidez dans la poussière, car rosée de lumières est ta rosée, et la terre jettera dehors les trépassés".
Les morts d'IsraEl sont… "le cadavre de Dieu". Et bien que nous soyons menacés d'extermination nucléaire, dans la passivité générale, nous seuls détenons la certitude de survie (pas comme d'autres peuples et pays que vous connaissez).
Le prophète Osée (13 :14) en atteste :
"De la main du chéol Je les rachèterai, de la mort Je les délivrerai, où est ta peste, mort, où est ton fléau, chéol…"
Conclusion : il est temps que tout être humain connaisse l’intelligence, la puissance et l’amour du Créateur. Nous les constatons dans la nature vierge, là où la rébellion du mal n’a pas opéré de destructions. Le projet divin initial se réalisera :
"Si je mène une femme jusqu'au terme de sa grossesse, demande l’Éternel, vais-je empêcher l'enfant de naître ? Si c'est moi qui prépare une naissance, dit ton D.ieu, ce n'est pas pour la rendre impossible !" (Isaïe 66 : 9)
Et pourtant, malgré cette allusion supplémentaire ici, nous n'appelons pas "notre Mère qui es aux cieux". Pourquoi ?
Si IsraEl préfère l'appellation de Père à l'appellation de Mère, ce n'est pas parce que nous en sommes encore au modèle patriarcal machiste oppresseur des femmes.
C'est plutôt parce que la relation d'un père à son enfant tient à un lien de parole, à un pacte qui est fait entre un homme, qui est la plupart du temps le géniteur, et son enfant.

Car que le père soit le géniteur biologique ou non, il y a toujours dans la paternité quelque chose de l'adoption. En effet, on est toujours sûr de qui est mère, car c'est observable au moment de l'accouchement, mais on n'est pas universellement certain de qui est le père. Devient père l'homme qui est désigné comme tel par notre mère. C'est donc une question de confiance, une question de parole donnée.
Notre relation avec Dieu n'est pas quelque chose dont nous avons hérité par nos gênes, par notre sang ou par notre naissance, ni même par l'éducation que nous aurions reçue.
Dieu n'est ton Père que si tu l'appelles par ce nom, si tu le reconnais comme tel. Es-tu prêt à entrer en dialogue dans une relation de confiance ? Adresse-toi à Lui et nomme-le "Notre Père". C'est alors que ta façon de Le considérer va changer.
Voyons plutôt tout ce à quoi nous sommes appelés dans le fait d'avoir un Dieu avec qui nous ne sommes pas "naturellement" reliés, dès la naissance, par on ne sait quel cordon ombilical spirituel.

Nous avons à entrer en contact, nous avons à tisser ensemble une trame, une histoire commune, nous avons à recevoir tendresse et protection en même temps.
Nous avons aussi à montrer du respect envers celui qui garde autorité sur nos existences, nous sommes appelés à la reconnaissance pour celui qui pourvoit à nos besoins alors que nous ne sommes pas capables de vraiment vivre par nous-mêmes, étant spirituellement des nourrissons ou au mieux de jeunes enfants, qui ne peuvent se suffire à eux-mêmes.

Elle est belle cette image du Dieu père pour qui veut bien l'entendre. Je ne sais pas si vous réalisez la chance qui est la nôtre, de pouvoir nommer Dieu "notre Père". C'est une chance que peu de croyants ont sur cette terre, en particulier les mahométans. C'est une chance car nous ne sommes plus limités aux seules filiations humaines et terrestres qui sont parfois douloureuses et pesantes, empreintes de culpabilités et de regrets. Nous sommes fils et filles de D.ieu et accédons au bonheur légitime de ceux qui savourent l'héritage de la joie divine, qui nous est déjà offerte.

Bien sûr, cette image paternelle peut être difficile à supporter si votre père n'a pas été vraiment à la hauteur de ce qu'on pourrait attendre de la part d'un père. Mais que l'utilisation de ce terme pour nommer notre Dieu ne vous sclérose pas, et qu'au contraire vous puissiez restaurer en vous-même cette image de père qui a peut-être été abîmée par votre histoire personnelle.

En vous laissant adopter dans la confiance et la foi, en reconnaissant que votre père est d'abord celui qui a pris soin de vous, appréciez l'affection que vous n'avez pas pu recevoir jusqu'alors. En prononçant ce nom de père à l'attention de Dieu, mesurez le bonheur qui consiste à être riche d'autant de frères et de soeurs, à être les membres de la plus grande famille qui existe, et donc au bénéfice d'une solidarité fraternelle tout à fait exceptionnelle.

L'humanité est destinée par notre Dieu à vivre comme dans une famille, et ce projet a été renouvelé dans l'ancienne alliance, celle de Noé.
L'Eternel, Dieu d'ordre, a appelé IsraEl "mon fils premier né"[8], du milieu de tous ses frères humains. Ce n'est pas du chouchoutage, cela a valu à IsraEl depuis Pharaon une cascade de souffrances et de jalousies mal placées, à chaque génération...

Michel et Ola  
http://www.elisrael.org/

 
[2] Talmud, Zereâïm 31b
[3] Cette contraction est appelée en hébreu צמצום   (tsimsoum).
[4]   En principe… sauf lorsqu'Il opère un miracle.
[5] Dans Genèse 43 : 14 traduit par "Que le D.ieu Tout-Puissant vous fasse trouver compassion", il est écrit :
וְאֵל   שַׁדַּי   יִתֵּן   לָכֶם   רַחֲמִים
Dans le même verset, vous avez רַחֲמִים   (ra'hamim) = matrices (compassion) et אל שדי  , El Chaddaï. "El" veut dire "D.ieu" et "Chaddaï" = "mes seins". Cela ne vous donne pas envie de lire la Bible en Version Originale ?
[6] "Mon Pays" dit D.ieu à propos d'IsraEl, dans Isaïe 14 : 25, Jérémie 2 : 7 et 16 : 18, Ezéchiel 36 : 5, 38 : 16, Joël 1 : 6 et 4 : 2.
[7] Sur modia.org, voir aussi l’enseignement du Rav « Chla » Horowitz (1570-1630), dans notre Apprends-nous à compter nos jours n°1 p. 37-38.
[8] Exode 4 : 22

05 septembre 2012

Qui t'a dit que tu n'es pas digne ?


  Car il a été précipité, l'ACCUSATEUR de nos FRERES, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit.  Apo 12/10


QUI T'A DIT QUE TU N'ETAIS PAS DIGNE ?    
D. Wilkerson
                 
Qui t’a dit que tu es indigne, impropre, inutile pour Dieu ? Qui te rappelle sans cesse que tu es faible, impuissant, un échec total ? Que tu ne seras jamais à la hauteur de ce que Dieu veut ?

Nous savons tous que cette voix vient du diable lui-même. Il est celui qui te laisse convaincu que Dieu est en colère contre toi. Tu entends ses mensonges tout au long de la journée et ils viennent tout droit des profondeurs de l’enfer.

Qui dit aux membres de la chorale qu’ils ne sont pas dignes de chanter des louanges dans la maison de Dieu ? Qui dit aux musiciens qu’ils ne sont pas dignes de l'adorer avec leur instrument ? Qui dit aux anciens, aux membres de l’accueil, aux enseignants de l’école du dimanche, aux personnes engagées, aux gens qui sont dans le ministère, aux gens sur leur chaise qu’ils ne sont pas dignes ? Qui leur rappelle chacun de leurs péchés et de leurs échecs et les accuse d’avoir des mains souillées et un cœur impur ? Qui leur dit qu’ils n’ont aucun droit de toucher aux choses saintes de Dieu ?

La voix du diable, l’accusateur des frères, poursuit inlassablement et dit : « Dieu ne peut pas t’utiliser jusqu’à ce que tu t’assoies, que tu t'arrêtes pour règler cette chose. Tu ne peux même plus venir dans sa maison jusqu’à ce que tu t'en soit rendu digne. »

Le diable a convaincu bon nombre d’entre vous qui êtes en train de lire ce message que vous êtes indignes d'être jamais utilisés par Dieu. Peut-être que tu te sens même indigne d’être appelé enfant de Dieu. Quand tu regardes ta vie spirituelle, tout ce que tu vois c’est l’inconsistance. Et l’ennemi continue de mentir, te rappelant constamment tes échecs, ne laissant aucun relâche à ton esprit.

Laisse-moi m'arrêter ici et te confesser quelque chose : de toutes mes années dans le ministère, je ne me suis jamais senti une seule fois digne de mon grand appel en tant que prédicateur. Tout au long de mon service pour le Seigneur, j'ai été inondé d'accusations qui me disaient que j’étais indigne de parler de la part du Seigneur, indigne de prêcher, d’enseigner les autres, d’être un leader.

Je ne suis pas digne d’écrire ce message et tu n’es pas digne de lever tes mains pour louer Dieu. Personne n’est digne, non par notre propre force ou propre puissance humaine. Mais Jésus nous a dit : « Je t’ai rendu digne. »

« Car, comme par la désobéissance d'un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l'obéissance d'un seul beaucoup seront rendus justes » (Rom 5 : 19).


AS-TU ECOUTE LES MENSONGES ?

Alors, as-tu écouté les mensonges de Satan concernant ta marche avec Jésus ? As-tu pensé que tu étais indigne, que tu ne pouvais pas adorer Dieu tant que tu n'étais pas parfait ? J'ai une bonne nouvelle pour toi. Tu sais déjà que Satan est un menteur, mais je peux aussi te prouver que Jésus t'as rendu pur, digne de te tenir devant Lui et de le servir fidèlement.

Comment es-tu rendu digne ? Par le sacrifice de Christ à la croix, tu as obtenu le droit d'adorer et de servir le Seigneur.

Pour marcher d'une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu, fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients. Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d'avoir part à l'héritage des saints dans la lumière, qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés.”(Col1:10-14)

La traduction du grec pour ce passage est la suivante : Le Père nous a rendu capables, dignes, a changé notre caractère, nous a rendu suffisamment bon pour que nous puissions prendre part à l'héritage des saints dans la lumière.”

Ce que Jésus a accompli à la croix nous qualifie pour l'héritage éternel. Et si Dieu t'as qualifié pour la vie éternelle, alors Il t'a rendu fort de caractère. Tu pourrais t'asseoir et t'arrêter de servir pour un mois, un an, une vie entière à essayer de te qualifier pour Son œuvre, à travailler ton caractère dans l'espoir de devenir assez bon pour être utilisé par Dieu. Mais tu ne pourras jamais répondre à ses critères par toi-même.

Même si tu étais capable de remporter la victoire sur chacune des mauvaises choses que tu as faites, sur chacune des mauvaises pensées que tu as eu, tu ne serais toujours pas qualifié aux yeux de Dieu. C'est impossible. Pourquoi ? Parce que Dieu ne peut accepter aucune justice si ce n'est celle de Son propre Fils, Jésus Christ.

Tu ne peux pas obtenir la justice de Christ en y travaillant. La seule façon de l'obtenir est de croire et de faire confiance à Dieu. Elle s'obtient par la foi dans ce que Jésus a fait !