23 mai 2012

La souffrance face à la Compassion de Dieu


Message donné par Pierre Truschel (1996)

 Matthieu ch 18 v 23/35 - Luc ch 15 v 11/32 - Voici les deux paraboles très connues. Je voudrais simplement soulever quelques idées, non pas pour que nous soyons seulement remplis de connaissance, mais aussi pour que nous les mettions en pratique. La parole est aisée mais la pratique,  n’est pas toujours facile...

L’amour de Dieu
Matthieu : Le royaume est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs. On a généralement tendance à parler de ces deux hommes : l’un, le premier à qui le roi a remis sa dette; puis le deuxième à qui sa dette n’a pas été remise par son premier créancier et qui fut jeté en prison, puis la colère du roi. Puis on nous enseigne le pardon et de nous aimer les uns les autres.
Ce qu’il faut savoir dans cette parabole, c’est que le personnage central n’est ni le méchant serviteur, ni celui qui a été jeté en prison par son compagnon. Mais le personnage central, c’est le roi. C’est le caractère du roi qui est révélé dans ce passage; et le roi c’est Dieu. C’est une image de Dieu. Et Jésus l’a utilisée très clairement pour montrer qu’elle était la nature profonde de Dieu, en l’occurrence le roi.

V. 23 Le roi demande des comptes à ses serviteurs : « on lui en amena un qui devait dix mille talents. » En premier lieu, le roi lui dit qu’il sera vendu, lui, sa femme, ses enfants. C’était la justice du roi. Parce que le roi a le droit d’être juste, et c’est son devoir d’être juste. S’il n’y a plus de justice dans un pays, c’est l’anarchie. Donc, le roi va ordonner que cet homme ainsi que sa famille soient livrés. Cet homme tombe à genoux et implore la miséricorde et implore la pitié. Le roi annule sa sentence, a pitié de lui, et lui remet sa dette.
Donc récapitulons : le roi est à l’image de Dieu. Dieu a le droit de demander des comptes et Il nous demandera des comptes. La Bible dit que « ton péché te retrouvera ». Dieu a le droit de nous punir. Il est Dieu. Il sait de quoi nous sommes faits. Il connaît notre responsabilité. La Parole de Dieu est très claire à ce sujet. Il condamne. Il en a le droit car Il est Dieu. Il ne faut pas créer un Dieu qui n’a plus de valeur, inconsistant; un Dieu qui ne veut plus rien dire. Non. Dieu est capable de trancher. Dieu a le droit de juger.
La Bible nous dit aussi que Dieu a remis tout jugement à Son Fils. Parce que c’est le Fils qui un jour, jugera tout. Le jugement appartient à Dieu.

V 26 Dieu exerce son jugement, et cet homme tombe à terre, pleure, demande pardon, invoque non pas des excuses - il n’en a pas - Si le roi l’avait condamné, c’était juste parce qu’il méritait la condamnation. Cet homme tombe à genoux, et il pense à sa femme et à ses enfants. Il voit sa vie fichue. Il pense probablement à ses erreurs. Il réalise qu’humainement il est fichu. Il n’a qu’une solution, c’est implorer la grâce et la miséricorde de son maître, de son roi. En un mot, sa prière, sa supplication, ses larmes vont le délivrer de la condamnation.

La nature de Dieu est juste; Il n’a pas de compromis. Non. La justice de Dieu est claire. Il n’y a qu’une façon d’y échapper, c’est par la repentance et en implorant la grâce et la miséricorde de Dieu. Parce que si dans la nature de Dieu, il y a la justice, dans le caractère de Dieu, il y a la pitié, la miséricorde. C’est extrêmement important de comprendre ces deux dualités. Tant que tu fais appel à la miséricorde de Dieu, sincèrement, tu peux échapper à la justice de Dieu. Si tu piétines la miséricorde de Dieu, tu auras à faire à la justice de Dieu.
Dieu n’est pas seulement quelqu’un qui est capable d’être miséricordieux, c’est sa nature. « Lent à la colère, riche en bonté et en miséricorde; sa miséricorde se renouvelle chaque matin.... » Nous connaissons bien tous les attributs qui sont donnés à Dieu. La Bible est remplie des mots de Son caractère d’amour : « Dieu est lumière; Dieu est amour »; de Son caractère de bonté « autant l’orient est éloigné de l’occident, autant Il éloigne de nous nos transgressions, autant sa bonté est grande pour tous ceux qui le craignent... » Ce sont tant de textes qui dans nos combats et dans nos luttes personnelles, nous avons serrés sur nos coeurs chacun pour notre part. Vous les proclamez, vous les répétez; c’est comme une bouée à laquelle vous vous accrochez. Dieu est bon. Ce qui est important, ce n’est pas seulement que Dieu soit bon, mais quand sa bonté est touchée par nos larmes de repentir, par nos supplications, par nos prières, Sa bonté devient active.

V 27 Le roi se laisse toucher par les larmes de cet homme. Non seulement, il ne le met pas en prison mais Il lui remet même sa dette. Dans le caractère de Dieu, la bonté de Dieu n’est pas simplement une histoire d’émotion - on fait sa petite crise émotionnelle - puis on recommence ensuite avec notre mauvais caractère. C’est de l’émotion pure et simple.
Je crois que beaucoup de choses, qui se passent actuellement dans le Corps de Christ, sont des guérisons de l’âme et non pas des guérisons de l’esprit. Tant que nous restons au niveau de l’âme pour beaucoup d’expériences, nous n’irons pas très loin. Il nous faut aller beaucoup plus loin, jusqu’aux profondeurs de notre être intérieur. Il faut que l’être tout entier soit guéri. Il faut une relation avec Dieu lui-même en profondeur, dans le lieu très saint. Pas seulement dans le terrain du lieu saint, dans le domaine des expériences de l’Esprit et de ses manifestations; non, il faut aller jusqu’au Père. Pas « le Père manifestation » mais le Père la Personne.

Dans bonté de Dieu, il n’y a pas seulement le roi qui voit cet homme qui pleure, mais le roi agit. Dès que nous touchons la pitié, la bonté, la compassion de Dieu, ce n’est pas seulement une émotion que nous réveillons en Dieu, mais c’est une action que nous provoquons de la part de Dieu; une action de compassion, de pardon. « Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous pardonner et nous purifier de toute iniquité. » Il ne nous pardonne pas seulement, Il nous purifie de toute iniquité. Il relève notre tête. Il agit. Amen. Ce n’est pas seulement nous qui sommes là devant Lui, mais Il est en action parce qu’Il est le Seigneur.
V 27 et V 28 La dette de cet homme lui fut remise. Cet homme tombe sur un de ses débiteurs et le prend à la gorge. « Paie- moi ce que tu me dois ». L’autre le supplie. C’est le test de Dieu pour cet homme-là. Et il tombe dans le piège. Dans la même situation, il ne réagit pas comme son maître. Il ne réagit pas comme le roi. Il ne réagit pas comme Dieu. Il frappe et met en prison son compagnon.
V 31 Ses compagnons racontent au roi ce qui s’est passé. Et le roi le fait rappeler. «je t’avais remis ta dette en entier.... tu es complètement fou, tu as été insensé et non seulement tu as été dur, mais tu n’as pas été droit, tu n’as pas été juste, tu n’es pas honnête avec ta conscience... tu devras payer jusqu’au dernier quadrant. » Cet homme et toute sa famille ont fini en prison; pour nous c’est l’enfer.

Frère et soeur, vous connaissez la prière de Jésus «Père, pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » Si vous ne pardonnez pas les offenses aux hommes, votre Père céleste ne vous pardonnera pas non plus vos offenses. Cette parole est très claire. Quand nous considérons tous les problèmes de zizanie entre les chrétiens, les méchantes langues, des condamnations, de critiques; quand nous réalisons l’atmosphère qui existe dans le peuple de Dieu, quand vous voyez que les chrétiens ne s’aiment pas; que certains ne tolèrent pas les autres, ne se supportent pas... on peut comprendre pourquoi ça va mal dans le peuple de Dieu. Parce que les gens se laissent aller à n’importe quelles manifestations de caractère, de réaction, de jugement, de condamnation. Et sans se rendre compte qu’en faisant cela, ils tombent spirituellement sur le terrain de ce débiteur libéré de sa dette qui frappe l’autre, qui punit l’autre, qui condamne l’autre et qui va maintenant payer. Et le maître lui dit « livrez-le aux bourreaux... » 
C’est pour cette raison que bien des chrétiens ont besoin de délivrance, parce que les démons ont trouvé accès dans leurs vies parce qu’ils ont jugé, critiqué ou condamné. Nous ne pouvons jouer avec ces choses-là parce que nous sommes devenus, chacun pour notre part, le temple de Dieu.
Dans l’Ancien Testament, il est question d’onction. Mais aujourd’hui, derrière toute onction, il faut savoir ce qu’il y a ! Une bêtise peut être dite dans l’onction; et cela ne veut pas dire que l’onction confirme la bêtise... Non, mais l’onction confirme le ministère.
Souvent on pense que l’onction est comme un nuage dans l’encens du tabernacle et qu’il va couvrir remplir la salle du chandelier; je le souhaite..., mais ce n’est pas cela réellement. Le temple ce n’est pas les bâtiments. Le bâtiment, c’est vous ! Le bâtiment, c’est moi ! Le bâtiment, c’est votre corps. Vous êtes le temple du Saint-Esprit, et ensemble, nous sommes le temple du Saint-Esprit. Le problème n’est pas dans le temple; le problème est dans notre temple à nous.

Très souvent, quand nous entrons dans la louange, il nous faut un certain temps de préparation. Pourquoi ? Parce que quand nous arrivons, nous ne sommes pas remplis de l’onction alors que nous devrions déjà l’être. Ce n’est pas la réunion qui doit nous remplir; c’est nous qui devons amener la plénitude à la réunion et alors l’onction descend sur l’ensemble. La nuée de l’onction va remplir tout mon corps, tout mon être. Cette onction doit émaner de moi. Et si nous émanons tous l’onction, alors cela va être terrible !

Pour revenir à notre parabole, v 34, le maître va juger et va condamner cet homme. Et nous avons l’exemple du coeur de Dieu. Dieu est bon. Dieu est juste. Ne faîtes jamais de la bonté de Dieu, une bonté humaine qui couvre le péché. « Ton péché te retrouvera tôt ou tard ». Dieu est tellement bon, qu’Il frappera. Mais nous pouvons échapper à cela, si nous revenons à Lui et que nous confessons notre péché, si nous nous repentons devant Lui. Alors la compassion du Père va se manifester.
Ce que je voudrais souligner dans ce récit, ce n’est pas que le maître a eu compassion. Mais qu’est-ce que le roi reproche ? « Tu aurais dû toi aussi avoir compassion de cet homme. Voilà, il t’a été fait grâce; ta dette t’a été remise; il te fallait en faire autant. » La pensée profonde simple mais claire qui ressort de ce passage, c’est que Dieu nous offre la miséricorde; nous invoquons par notre demande de pardon la miséricorde de Dieu, et nous devons faire miséricorde aux autres. Et à qui que ce soit.
Nous n’avons plus un ministère de condamnation. Nous n’avons plus le droit. Nous n’avons pas un ministère de jugement, mais de réconciliation. C’est la seule part que Dieu te laisse dans ce temps de dispensation de la grâce. Le jugement est pour plus tard et c’est le Seigneur qui l’accomplira. Mais nous, nous avons un ministère de réconciliation. C’est le seul ministère que l’on ait. Et le Saint-Esprit nous est donné pour arriver en plénitude à ce ministère de la réconciliation. Le Saint-Esprit ne nous a pas été donné pour qu’on se manifeste des dons spirituels. Mais pour que le plan de Dieu pour notre vie, trouve son accomplissement pleinement. Les dons ne sont qu’un aspect de ce plan. Le Saint-Esprit vous a été donné pour vous amener à la pleine maturité de ce plan.

Laissons couler les réalités invisibles de Dieu dans nos vies. «Aimons-nous les uns les autres comme Lui nous a aimés. » « Nous l’aimons en ce que Lui nous a aimés le premier ». « Celui qui dit qu’il aime Dieu et qui n’aime pas son frère est un menteur. »

Le fils prodigue Luc ch 15 v 11/32 -
Luc : Le jeune homme qui part pour une vie de débauche. Il prend « armes et bagages » et il s’en va. Et quand il est au fond du trou, il se rappelle qu’après tout, la soupe à l’oignon chez son père n’était pas si mauvaise que cela. Il a mis un mouchoir sur son orgueil, sur sa vanité de jeune, sur son aplomb de jeune. Puis il dit : « j’irai vers mon père et je lui dirai, mon père j’ai péché contre le ciel contre toi; je ne suis pas digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l’un de tes mercenaires. »
Vous remarquerez une chose, c’est que le père ne le retient pas. On est loin des méthodes humaines pour retenir certaines personnes par pressions affectives qui ne les changent pas. Tant que le coeur et la bonne volonté ne sont pas touchés, cette personne ne changera pas. Nos habitudes d’amour doivent aller plus loin que simplement des attitudes; il faut ramener le coeur. Le père, lui, ne bouge pas. Ce n’est pas qu’il n’a pas d’amour. Mais il sait très bien que c’est son fils qui doit revenir pour qu’il n’y ait pas une fausse conversion comme il y en a tellement dans les églises; des faux retours; des fausses repentances qu’il faut sans cesse recommencer.
V 20 La Bible nous dit « alors que le fils était encore loin, son père l’attendait il le vit... » Il n’était pas méchant « le papa »; il aimait son fils mais il fallait que son fils passe par son propre cheminement pour revenir totalement guéri de sa propre personnalité.
V 20 à 24 Nous avons l’image du Père; c’est Dieu. Il attend son fils; il ne force pas son retour par des manipulations comme toutes sortes de publicités évangéliques. Non. Il parle à la conscience. Mais dès que le fils bouge, le père se lève parce qu’il n’attend que son retour. Et quand le fils arrive, il court au-devant de lui.
Le personnage central, ce n’est pas le fils prodigue ou le fils aîné, mais le père. C’est Dieu. Le père a compassion. Il court vers son fils. Il le prend dans ses bras. Dieu est amour. Emu de compassion. « Emu » cela veut dire, que c’est toute son âme, toute ses entrailles qui sont touchées.
V 22 Il lui met la bague au doigt. C’est restauration dans la famille. Réintégration dans la famille et puis on lui donne la plus belle robe. Il lui donne des sandales aux pieds et c’en est fini du va-nu pied. Fini le marginal. Fini l’éloigné. Et le revêtement de la robe. La robe a toujours été le symbole du vêtement. Les sacrificateurs se revêtaient du vêtement du salut. « Nous avons revêtu Jésus-Christ. Revêtez-vous de Jésus-Christ puisque vous avez revêtu Christ.»
Rappelons-nous le jour où, sincèrement, un peu comme ce fils prodigue, nous sommes venus au Père, où nous avons baissé les bras en nous humiliant, et alors, le Père nous a pris dans ses bras. Puis le Père a dit aux anges de nous revêtir de la robe du salut, et nous avons revêtu Jésus-Christ.
1 Corinthiens ch 1 v 30 « Or, c’est par Lui que vous êtes en Jésus-Christ, qui par la volonté de Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice, sanctification et rédemption... » C’est une clé pour nous. Je pense qu’il faut qu’on réalise que ce n’est pas parce que nous nous repentons plusieurs fois, ce n’est pas parce que nous avons jeûné ou parce que nous avons confessé nos péchés; ce n’est même pas parce que nous avons voulu être purs en déchirant notre coeur devant Dieu, que Dieu va nous bénir ! Non. C’est encore une de nos bonnes oeuvres pour mériter Dieu !

La clé formidable que j’aimerais vous laisser entre les mains, c’est qu’avant de jeûner, avant de pleurer, avant de vous lamenter, avant de vous humilier, avant de recommencer le cycle complet dans le sens de constamment fouiller nos coeurs ou de nos entrailles, pour chercher des soi-disant péchés qui n’y sont plus, apprenons que ces choses-là peuvent devenir terriblement dangereuses quand elles sont mal comprises. Parce qu’en réalité ce qui compte, dans notre marché chrétienne, c’est notre compréhension de la justice de Dieu en Jésus-Christ.
Cela veut dire que lorsque nous sommes dans un besoin particulier, dans une lutte ou un combat particulier et que nous nous mettons à prier pour mettre notre vie en ordre, Dieu n’écoute pas notre prière parce que nous mettons notre vie en ordre; Dieu écoute notre prière parce que nous prions au Nom de Jésus. Prier au Nom de Jésus, c’est se réclamer de toute la justice que Jésus a accomplie pour nous. Nous n’avons pas reçu l’Esprit de Dieu parce que nous avons jeûné; nous n’avons pas été baptisés du Saint-Esprit parce que nous nous sommes bien repentis, mais tout simplement parce que nous avons cru ! Nous avons reçu l’Esprit, non pas par les oeuvres mais par la foi !
Et quand constamment nous nous approchons de Dieu - que nous soyons bien ou non - nous nous approchons au nom de la justice de Jésus ! Parce que ce n’est pas notre justice qui va permettre à Dieu de nous bénir. Mais c’est tout simplement le Christ en nous qui permet à Dieu de nous bénir. Amen. Toute notre vie sera centrée sur Christ et ses mérites, sur son oeuvre, sur sa justice, sur sa bonté. C’est par le caractère du Christ, c’est en Christ que nous pouvons nous tenir devant Dieu. Et c’est dans la bonté de Jésus que le Saint-Esprit nous permettra de nous approcher de Dieu, mais en nous faisant voir ce qui nous sépare de la bonté de Jésus. Et Il nous fera voir tel péché, tel mauvais trait de caractère, ou autre. Alors nous confesserons ces choses mauvaises, non pas pour avoir un droit de nous approcher de Dieu. Mais pour permettre, pleinement, sans obstacles à toute la justice du Christ, de se manifester devant Dieu pour notre vie.

La réalité d’une vraie stature en Christ, ce n’est pas de nous lamenter sur notre mauvais caractère qui a encore pu se révéler dans tel ou tel problème avec telle ou telle personne. Mais de reconnaître notre erreur et notre besoin de changer, et de nous laisser couvrir par la justice de Jésus. Et à ce moment-là, nous avons droit à l’onction; et pour demeurer dans cette onction, nous devons régler notre problème. La Bible nous rappelle «de ne pas faire un prétexte de la liberté dans l’Esprit pour vivre selon la chair. » Si nous comprenons cela, nous deviendrons des chrétiens libres. Notre relation avec Dieu ne dépendra plus de nos réussites ou de nos échecs, de nos mauvaises humeurs ou de nos fautes. Notre prise de relation avec Dieu dépendra de la compréhension incroyable que nous avons de la justice de Dieu en Jésus-Christ. C’est Lui notre justice.

Lorsque nous avons enfin compris cette pensée, nous savons qu’il n’y a plus de mérite pour nous; il n’y a plus à gagner une bénédiction de Dieu ou une approbation de Dieu. Non. Parce que nous le recevons uniquement par notre foi dans la justice et dans la vie de Jésus en nous.
2 Corinthiens ch 12 v 9 Jésus dira à Paul « ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » Plus nous comprendrons qu’aucune de nos bonnes oeuvres ne nous permet d’être acceptés par Dieu, et plus nous réalisons que nous sommes faibles, alors, plus à ce moment-là nous nous confions dans la grâce, dans la compassion, dans l’amour, dans la puissance du Seigneur Lui-même. A ce moment-là sa Vie, son Caractère, son Esprit à cause de notre foi, - et non pas à cause de notre coeur pur, mais seulement à cause de notre foi - par l’action du Saint-Esprit va nous pousser à purifier notre coeur. Ce ne sera plus un légalisme religieux, nous obligeant à agir pour être bénis; mais c’est justement parce que nous sommes bénis que le Saint-Esprit nous pousse à la repentance. Ce sera un fruit de l’Esprit un non pas un légalisme religieux, un acte de légalisme de la loi pour nous rendre meilleurs.

Souvent nos caractères ne changent parce qu’on a peur de se laisser à cette démarche. Quand tout va mal, souvent on veut tellement prier..., jeûner..., alors qu’il faut apprendre à nous abandonner dans les mains de Jésus. « Cachés avec Christ en Dieu. » Le repos. Reposons-nous dans la justice en Dieu et non dans la nôtre. Le Saint-Esprit changera nos coeurs dans notre faiblesse, alors que nous nous ne pourrons jamais le faire. Souvent pour comprendre ces choses-là, Dieu nous fait passer par la souffrance, pour qu’elles puissent entrer au plus profond de notre être.

Hébreux ch 11 v 13 à 40 Dans ce passage, nous avons tous les témoins de la foi qui vainquirent. Et je voudrais vous encourager afin que vous ne soyez pas emportés dans les temps mauvais qui viennent : vous allez souffrir. Nous allons souffrir. Nous allons connaître des problèmes. Ceux qui brandissent une vie sans problèmes, ne seront pas là pour vous ramasser...!
 Les temps de la fin sont des temps difficiles, où nous aurons des bénédictions, des secours, et à la fois des souffrances aussi. David Wilkerson disait de ces temps-là, qu’il y aura un reste seulement dans les églises. Parce que les gens seront emportés étant rendus incapables de supporter les souffrances de la persécution, du rejet, de la trahison, de la pauvreté. Il faut nous préparer à ces temps. Dieu ne nous évitera pas ces temps difficiles. Pourquoi ? Parce que Dieu prépare le monde au jugement. Et Dieu nous prépare, nous, à l’éternité. « Une église sans tâche, ni ride, ni rien de semblable » Il n’y a qu’en passant par la fournaise que ces choses pourront se faire en nous.

Les Causes de la souffrance
  • Nous pouvons récupérer des souffrances parce que nous avons pris des mauvaises décisions. Le jeune homme qui s’est marié avec la jeune fille, ou la jeune fille qui s’est mariée avec le jeune homme en dehors du plan de Dieu, si plus tard ils souffrent, il ne faut pas qu’ils projettent le problème sur les autres, c’est lui ou elle qui aura pris une mauvaise décision, et il ou elle en payera les conséquences.
  • Nous pouvons récupérer des souffrances parce que nous avons fait des choses mauvaises : c’est le péché. Nous en supportons les conséquences. Si nous transgressons les lois que Dieu a établies, nous payerons.
Ces souffrances-là nous pouvons les éviter.
  • Nos propres épreuves. Hébreux Ch 11 nous parlent des héros de la souffrance. Il y a des peines, des souffrances qui guérissent parce qu’elles changent nos caractères en profondeur. Aucun d’entre nous ne pourra éviter d’avoir, un jour ou l’autre, des problèmes. Il y a des chrétiens malades, des chrétiens infirmes, d’autres qui sont au chômage. Et c’est facile de pointer du doigt et dire qu’ils ont péché... Elisée le prophète était atteint d’une maladie dont il est mort. Faisant attention, notre mauvaise langue peut faire des dégâts parfois dans ce domaine. Tout appartient à la souveraineté de Dieu. « Elle a du prix aux yeux de Dieu, la vie de ceux qui l’aiment. »
Nos épreuves sont là pour nous nettoyer, pour nous purifier et pour installer en nous, cette compassion de Dieu, cet amour de Dieu, parce que nous avons un coeur dur, insensible.
  • La réponse tardive. Rappelons-nous le juge inique et la pauvre veuve. Et combien de nos prières ne sont pas encore exaucées. Savons-nous que ce n’est pas la réponse à notre prière qui nous fortifie, mais c’est l’attente dans la prière qui nous fortifie en profondeur. Notre persévérance dans l’attente à la réponse de notre prière fait de nous un homme, une femme de foi et de combats spirituels. Ne lâchons pas. Persévérons. Continuons, même si c’est long !
  • Nos défauts. Si nous sommes un caractère nerveux, coléreux, il va ressortir par toutes sortes de réactions. La Bible dit « que toute amertume, toute animosité, toute clameur, toute colère, toute calomnie et toute méchanceté soient ôtées du milieu de vous. » Eph ch 4 v 31. Dieu permet certains traitements sur nos vies par les uns par les autres par les circonstances, apparemment injustes, apparemment intolérables, apparemment incompréhensibles pour que des traits de caractère qui sont ancrés en nous et que nous n’avons jamais lâchés, soient purifiés par le feu. Dieu permet que tout soit mis en lumière et que par ces épreuves nous changions.
  • L’isolement. Parfois, il peut arriver que nous soyons dans la souffrance sans onction, plus de prière. Nous devenons froids, secs, seuls. Personne ne peut nous aider; personne ne nous comprend. Nous sommes abandonnés. Un isolement total qui dure. Alors survient un esprit de condamnation et le diable arrive à nous dégager de la justice en Christ. Il va essayer de nous placer sous la condamnation de la loi. Il nous est dit du roi Ezéchias qu’un jour Dieu l’abandonna pour l’éprouver et pour voir ce qu’il y avait réellement dans son coeur. Il y aura des moments où Dieu nous laissera, apparemment, à nous-mêmes. Et ce que nous sommes réellement au fond de nous, va sortir.
  • Passer au crible. Jésus a dit à Pierre « Satan vous a criblés comme du froment, mais j’ai prié pour toi. » Lorsque nous sommes passés au crible, Jésus prie. Nous ressemblons à une crêpe, partout où on se tourne, ça chauffe ! Il n’y a pas un endroit où le diable n’ait pas frappé. Job, juste, intègre, fut criblé.
Pourquoi ce criblage ? 
Premièrement. 
Pour que notre fichu orgueil, cet esprit de suffisance qui est en nous, comme du chiendent, soit enfin brûlé par le criblage de Satan que Dieu permet. Trop de suffisance dans nos vies :  L’orgueil.
Deuxièmement.
Pour que la compassion se manifeste. Tant que nous n’avons pas été criblés, nous avons un coeur dur. Tant que nous n’avons pas chuté, nous avons un coeur dur. Tant que nous n’avons pas réalisé le pardon, nous ne pouvons pas pardonner aux autres ou que du bout des lèvres. La compassion est quelque chose que nous devons découvrir. Quand le fils prodigue est rentré, le fils aîné était furieux. Ne soyons pas comme le fils aîné qui a toujours été dans la maison du père, qui a toujours été obéissant, qui a été un pur et un dur, qui a travaillé, qui a donné sa dîme, qui a construit la maison alors que son frère faisait le vagabond; ce n’est pas juste. Oui. 
Mais c’est la compassion de Dieu qui veut qu’aucun ne périsse, mais que tous parviennent à la repentance et soient sauvés.  « Il y a plus de joie pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vintg-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance. » Amen.

 Pierre Truschel

12 mai 2012

Côte d'Ivoire, jette ta montagne à la mer !

                                                12 Mai 2012 - 20eme jour du 2eme mois de Lyar-

Cette nuit le Seigneur me redonne pour la Côte d'Ivoire les passages suivants de Nombres 23 et 24 où Balaam  bénit Israel sur l'ordre de l'Eternel au lieu de le maudire sous l'ordre de Balaak 
  Le Dieu Fort qui les a tirés d'Egypte, est comme les forces de la Licorne. Car il n'y a point d'enchantements contre Jacob, ni de divinations contre Israël. En pareille saison, il sera dit de Jacob et d'Israël : Qu'est-ce que le Dieu Fort a fait ?  Voici, ce peuple se lèvera comme un vieux lion, et se haussera comme un lion qui est dans sa force ; il ne se couchera point qu'il n'ait mangé la proie, et bu le sang des blessés à mort  Nbre 23/19 - 24
L'eau distillera de ses seaux, et sa semence sera parmi de grandes eaux, et son Roi sera élevé par-dessus Agag, et son royaume sera haut élevé.  Le Dieu Fort qui l'a tiré d'Egypte,  est comme les forces de la Licorne ; il consumera les nations qui lui sont ennemies, il brisera leurs os, et les percera de ses flèches.  Il s'est courbé, il s'est couché comme un lion qui est en sa force, et comme un vieux lion ; qui l'éveillera ?..Nbre 24/1- 9 ( Bible Martin)

Côte d'Ivoire ton berger arrive 
 Balaam prononça son oracle, et dit: 
Parole de Balaam, fils de Beor, 
Parole de l'homme qui a l'oeil ouvert, 
Parole de celui qui entend les paroles de Dieu,
De celui qui connaît les desseins du Très Haut, 
De celui qui voit la vision du Tout Puissant, 
De celui qui se prosterne et dont les yeux s'ouvrent. 

Je le vois, mais non maintenant, 
Je le contemple, mais non de près.
Un astre sort de Jacob, 
Un sceptre s'élève d'Israël. 
Il perce les flancs de Moab,
Et il abat tous les enfants de Seth.
Il se rend maître d'Édom,
Il se rend maître de Séir, ses ennemis. 
Israël manifeste sa force.  
Celui qui sort de Jacob règne en souverain,
 Il fait périr ceux qui s'échappent des villes. Nbre 24/15 -19

                                                     MONTAGNE JETTE -TOI DANS LA MER !

En Fevrier 2009, alors  que je marchais dans une rue  symbolique et prophétique, je fus comme transportée en esprit dans un autre temps ,  un autre lieu . J'avais l'impression de marcher dans le vide, mes pieds ont décollé de la terre, et je me suis demandé ce qui m'arrivait . J'ai voulu vérifier que mes pieds étaient bien sur le trottoir mais je ne les sentais plus toucher  le béton, je marchais  sur une sorte  de "coussin d’air "
En même temps, j'ai vu un crayon qui dessinait dans le ciel les contours d'une immense montagne  puis le Seigneur me dit :
" La montagne que tu vois est ébranlée sur sa base" et je vis la base de la montagne bouger et se décoller,  puis soudain  une pierre apparue  de nulle part a frappé la montagne qui a disparue devant mes yeux, et j'ai entendu :
"Les fondements de la montagne sont ébranlées, elle peut bouger maintenant. Le temps est venu de croire que sur une seule parole de ma part , vous jetterez cette  montagne à la mer . "
  Alors un ange puissant prit une pierre semblable à une grande meule, et il la jeta dans la mer, en disant: Ainsi sera précipitée avec violence Babylone, la grande ville, et elle ne sera plus trouvé .Apo 18/21 En 1h seule heure  elle a été détruite Apo 18/19

 Vos prières sont devenues  la pierre de David 

Début  Novembre 20011 dans une vision la nuit, je vis de la même façon une pierre venir de nulle part et   briser en mille  pièces une  porte immense en béton, puis le Seigneur me dit que cette pierre  représente  la Côte d'Ivoire, il me rappela la montagne ébranlée que j'avais vue deux ans plutôt et les paroles  suivantes:
Tu regardais, lorsqu'une pierre se détacha sans le secours d'aucune main, frappa les pieds de fer et d'argile de la statue, et les mit en pièces. Daniel 2/34
Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d'un autre peuple; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement.  C'est ce qu'indique la pierre que tu as vue se détacher de la montagne sans le secours d'aucune main, et qui a brisé le fer, l'airain, l'argile, l'argent et l'or. Daniel 2/44-45

1 Samuel 17/40 à 49 I David  prit en main son bâton, choisit dans le torrent cinq pierres polies, et les mit dans sa gibecière de berger et dans sa poche. Puis, sa fronde à la main, il s'avança contre le Philistin....
 Et David répondit au Philistin: Tu viens contre moi avec l'épée, la lance et le javelot; mais moi, je viens contre toi au nom de l'Éternel des armées, du Dieu des armées d'Israël, que tu as insulté..; Et toute cette assemblée saura que l'Éternel ne délivre point par l'épée, ni par la lance; car la bataille est à l'Éternel, qui vous livrera entre nos mains.
 Et comme le Philistin, s'étant levé, venait et s'avançait à la rencontre de David, David se hâta, et courut vers la ligne de bataille à la rencontre du Philistin. Alors David mit la main à sa panetière, en prit une pierre, la lança avec sa fronde, et frappa le Philistin au front; et la pierre s'enfonça dans son front; et il tomba le visage contre terre.  Ainsi David, avec une fronde et une pierre, fut plus fort que le Philistin, et il frappa le Philistin et le fit mourir

 Puis le Seigneur me dit 
 Mes enfants, Les fondements de la montagne ont été ébranlés.
Mes enfants,  David a pris 5 pierres mais UNE SEULE PIERRE  à frappé Goliath, car  c'est MOI QUI AI GUIDE LA PIERRE pour abattre Goliath.
 Comme pour David, J'ai rassemblé toutes vos prières et j'en fais UNE SEULE PIERRE pour abattre la statue de fer et d'argile disparate qu'est  ce royaume humain en Côte d'Ivoire. Pour abattre le royaume de tous ces plans humains, de ces rois fragiles et de ces faux dieux. Aujourd'hui, comme au temps de David, je DIRIGE  maintenant cette  PIERRE contre cette statue disparate, , contre  CE ROYAUME  ET SES   GOLIATHS
Le Seigneur abat  des «colonnes babyloniennes  » et des faux dieux vont tomber

Elle est tombée, elle est tombée,  Babylone et toutes les images de ses dieux sont tombé par terre ! Es 21/9 

Regarde, je t'ai établi aujourd'hui sur les nations et sur les royaumes, pour que tu arraches et que tu démolisses, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes. Jer 1/10
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Ce samedi 12 mai 2012 correspond au 20eme jour du 2eme mois du calendrier biblique. C'est ce jour là qu' est apparue pour la première fois la nuée sur le tabernacle pour diriger  le peuple dans sa marche.
Le vingtième jour du second mois de la seconde année, la nuée s'éleva de dessus le tabernacle du témoignage Et les enfants d'Israël partirent du désert de Sinaï, selon l'ordre fixé pour leur marche  Nombres 10/11

La nuée de l'Éternel était au-dessus d'eux pendant le jour, lorsqu'ils partaient du camp. Quand l'arche partait, Moïse disait: LEVE-TOI Eternel et que tes ennemis soient dispersés! que ceux qui te haïssent fuient devant ta face! Et quand on la posait, il disait: Reviens, Éternel, aux myriades des milliers d'Israël ! Nbre 10/34-36

Deborah 

09 mai 2012

Le trésor dans le vase de terre




" Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous."2 Cor 4/7

 
La personne de Paul dans 2 Corinthiens

En lisant 2 Corinthiens attentivement, nous avons l’impression de rencontrer deux personnes: Paul en lui-même et Paul en Christ. Tout ce dont Paul parle, du premier chapitre à la conclusion de cette Epître, suit une même ligne. Tout au long de cette Epître, nous trouvons un principe gouvernant, que nous pouvons résumer par ces paroles de Paul: " Nous portons ce trésor dans des vases de terre." Dans le premier chapitre déjà, nous voyons "ce trésor" dans un vase de terre; et jusqu’au dernier chapitre, nous continuons de rencontrer le vase de terre; parallèlement cependant, nous rencontrons également le trésor. 
2 Corinthiens est le livre le plus personnel du Nouveau Testament. D’autres Epîtres nous présentent la révélation de Dieu; toutefois 2 Corinthiens est unique en ce sens qu’il nous montre par quel genre d’homme Dieu transmet sa révélation. Si nous n’avions pas cette Epître, peut-être connaîtrions-nous quand même l’œuvre accomplie par Paul, mais nous ne saurions pas quel était le genre d’homme qui accomplit cette œuvre. Paul était un vase de terre.


Le chrétien idéal

Aussitôt après ma conversion, j’avais ma propre conception de ce qu’est un chrétien, et je faisais tout mon possible pour devenir un tel chrétien. Je pensais que j’atteindrais la perfection si au moins j’arrivais à atteindre le standard que je m’étais fixé. Mon ambition, c’était d’être parfait, mais j’avais ma propre idée quant au standard de la perfection. Selon moi, un chrétien parfait devait sourire du matin au soir et que s’il versait une fois une larme, il cessait d’être victorieux. Je pensais aussi qu’un chrétien parfait devait être une personne très courageuse; et si, dans une certaine circonstance, il montrait le moindre signe de crainte, je disais alors qu’il manquait de foi, qu’il n’arrivait pas à avoir confiance dans le Seigneur, qu’il n’était pas parfait.

J’ai gardé ces idées clairement définies de ce qu’un chrétien devait être jusqu’au jour où, en lisant 2 Corinthiens, j’arrivai au passage dans lequel Paul dit qu’il était triste. Mon attention fut arrêtée: "Paul, triste?" pensai-je. Je lus ensuite qu’il versa beaucoup de larmes et me dis: "Est-ce vraiment possible que Paul ait pleuré? " Je lus qu’il était pressé, qu’il était dans la détresse, et je me dis: "Paul était-il réellement pressé? Paul était-il réellement dans la détresse?" Je lus aussi ce passage: " ... nous avons été excessivement accablés, au-delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie ". "Est-ce possible que Paul ait été désespéré? " Il ne m’était jamais venu à l’idée qu’une personne comme Paul puisse endurer de telles expériences. Mais, en continuant à lire, je me rendis peu à peu compte que les chrétiens ne sont pas un nouvel ordre d’êtres angéliques, et que Paul n’était pas si différent de nous. Je découvris en fait que Paul était un homme et qu’il était le genre d’homme même que je connais.

Nous voyons donc ici un homme qui est effrayé, cependant il est fort; il est entouré d’ennemis, toutefois il n’est pas lié; il paraît être vaincu, et pourtant il n’est pas détruit. Nous pouvons voir qu’il est faible; il déclare cependant que quand il est faible, c’est alors qu’il est fort. 
Nous constatons également qu’il porte dans son corps la mort de Jésus; toutefois, il dit que la vie de Jésus est aussi manifestée dans son corps. 
Il est parlé de sa " mauvaise réputation ", mais aussi de sa " bonne réputation ".
Il passe pour un " imposteur ", mais il est " véridique ". Il semble être "inconnu ", toutefois il est "bien connu ". 
Il est comme "mourant ", et cependant il " vit ".
Il est comme " attristé ", et pourtant il est "toujours joyeux "; 
comme " pauvre ", et "il en enrichit plusieurs "; 
comme "n’ayant rien ", et "il possède toutes choses".. 
...Voici ce qu’est un chrétien!

Un paradoxe spirituel

Réalisez-vous ce que signifie être chrétien? Etre un chrétien, c’est être une personne en qui on trouve une contradiction fondamentale. Un chrétien est quelqu’un en qui on trouve un paradoxe inhérent et ce paradoxe est de Dieu. Certaines personnes conçoivent la vie chrétienne comme n’étant qu’un trésor, sans vase de terre. Et, si elles rencontrent le vase de terre, elles ont l’impression que tout est faux. Mais Dieu a une conception tout à fait différente de celle de l’homme. Voici la pensée de Dieu: " Nous portons ce trésor dans des vases de terre. " Ainsi, même si le vase de terre est mis en évidence, il ne s’agit pas d’un cas désespéré. Le dessein de Dieu n’annule pas le vase de terre; il y met le trésor. Le trésor se trouve toujours dans le vase de terre. Il n’y a pas une âme dont le vase de terre serait tellement de terre qu’il ne laisserait pas paraître le trésor qui s’y trouve. La beauté du trésor est mise en valeur par le vase de terre dans lequel il est placé. Paul était un homme, un homme réel, mais la vie du Seigneur rayonnait dans sa vie. Il n’était pas un automate, il avait des sentiments. Et il n’était ni invariablement triste, ni invariablement heureux, mais alors même qu’il était triste, il était aussi heureux. C’est un trait caractéristique de la vie chrétienne que le visage puisse se détendre en un sourire alors même que des larmes coulent.

Nous continuons à espérer ne voir aucune trace du vase de terre lorsque nous rencontrons des chrétiens, toutefois, quand nous rencontrons certains des enfants du Seigneur les plus véritables, nous reconnaissons immédiatement leur personnalité propre. Nous voyons quel genre de personnes ils sont en eux-mêmes et également quel genre de personnes ils sont dans le Seigneur. J’ai connu une sœur très vive de caractère. Elle était rapide dans tous les domaines: prompte à parler, prompte à réprimander, prompte à écrire des lettres et prompte à détruire les lettres qu’elle avait écrites. En la voyant, vous saviez aussitôt quel genre de personne elle était; en même temps cependant, vous pouviez voir le Seigneur en elle. Vous pouviez la voir souffrir dans l’épreuve, mais en même temps, vous pouviez voir sa richesse spirituelle. Vous voyiez le trésor dans un vase de terre. Beaucoup de gens me disent qu’ils ont prié pour une certaine chose; ils affirment avoir foi en Dieu et être absolument certains qu’il a entendu leur prière et leur a accordé ce qu’ils ont demandé. Mais rien ne se passe. Pourquoi? Parce que leur foi est trop merveilleuse. Le trésor ne se trouve pas dans un vase de terre.


La puissance de Dieu se manifeste dans la faiblesse de l’homme

Paul nous dit qu’il avait une écharde dans la chair. Je ne sais pas ce qu’était cette écharde, mais je sais cependant que c’était un facteur d’affaiblissement et que Paul pria trois fois pour qu’elle lui soit enlevée. Mais Dieu lui répondit: " Ma grâce te suffit car ma puissance s ‘accomplit dans la faiblesse. "Comment la puissance du Seigneur peut-elle s’exprimer pleinement dans un homme faible?
 La vie chrétienne n’est pas une vie où la faiblesse est abolie, ni simplement une vie où la puissance divine est manifestée; c’est une vie où la puissance divine est manifestée dans la faiblesse humaine. La vie chrétienne ne produit pas un ordre merveilleux et nouveau d’êtres angéliques, mais des êtres humains dans la faiblesse desquels la puissance divine est révélée. Laissez-moi illustrer cela. 
Il y a plusieurs années, j’étais sérieusement malade. Durant deux mois, on me radiographia à trois reprises et, chaque fois, le diagnostic était très sérieux. Je priai et je crus. J’avais espéré que Dieu guérirait ma maladie, mais, bien que j’aie à plusieurs reprises expérimenté que mes forces se renouvelaient considérablement, la racine du mal demeurait, et ainsi une rechute était toujours possible. J’étais ennuyé. Quelle était l’utilité d’un renouvellement momentané de mes forces? 
Un jour, alors que je lisais la Bible, j’arrivai au chapitre de 2 Corinthiens où Paul prie trois fois pour que Dieu lui ôte son "écharde". Dieu ne la lui a pas ôtée, mais lui a dit: " Ma grâce te suffit. " A cause de cette écharde, il reçut plus de grâce. Parce que cette faiblesse persistait, la grâce augmentait. Et je vis que c’était cela la vie chrétienne! 
Je priai pour voir plus clairement encore, et il me vint l’image d’un bateau qui ne pouvait passer parce qu’un rocher dépassait du lit de la rivière; il avait un mètre cinquante de haut. En fait, j’avais prié ainsi: " Seigneur, si tu le désires, enlève ce rocher. " Je me demandai alors intérieurement: " Serait-ce mieux d’ôter ce rocher d’un mètre cinquante ou de laisser le Seigneur élever le niveau de l’eau d’un mètre cinquante? "Et je répondis: " Le mieux serait que le niveau de l’eau monte."
 Depuis ce jour, beaucoup de mes difficultés disparurent. Je n’oserais pas dire que je n’ai plus jamais été tenté, mais, Dieu soit loué, j’ai découvert qu’il est en mesure de se charger des difficultés sans forcément les enlever. La vie chrétienne n’est pas une vie où les rochers sont ôtés, mais où le niveau de l’eau monte
. Avez-vous des difficultés? Oui. Avez-vous des faiblesses? Oui, nous en avons tous. Mais souvenez-vous que ce que le Seigneur recherche, ce n’est pas, du point de vue négatif, que nos faiblesses disparaissent, ni même, du point de vue positif, que nous recevions une quantité illimitée de force. Toute la force qu’il donne est manifestée dans la faiblesse. Tout le trésor que nous avons est dans des vases de terre.

La faiblesse de l’homme ne limite pas la puissance de Dieu

Combien nous sommes reconnaissants à Dieu de ce qu’aucune faiblesse humaine ne puisse limiter la puissance divine. Nous sommes enclins à penser que là où la tristesse existe, la joie ne peut exister; que là où il y a des pleurs, il ne peut y avoir de louanges; que là où la faiblesse est présente, la puissance doit être absente; que là où il y a le doute, la foi ne peut être présente. 
Mais laissez-moi proclamer d’une voix claire que Dieu veut nous amener à reconnaître que tout ce qui provient de l’homme n’est là que pour servir de vase de terre devant contenir le trésor divin. Dorénavant, lorsque nous serons conscients d’une certaine dépression, ne lui laissons pas libre cours, mais ouvrons-nous au Seigneur; alors, parce que le vase est de terre, le trésor rayonnera d’autant plus glorieusement. Je ne parle pas de théorie; je sais ce dont je parle. C’est ici que se trouve la gloire de la vie chrétienne: le trésor de Dieu peut se manifester dans n’importe quel vase de terre. La vie chrétienne est un paradoxe, et c’est lorsque nous, chrétiens, vivons cette vie paradoxale, que nous apprenons à connaître Dieu. Plus nous avançons dans la vie chrétienne, plus elle devient paradoxale. Le trésor se manifeste de plus en plus, mais le vase de terre, lui, reste toujours le vase de terre. C’est vraiment merveilleux!

Observez simplement la patience divine d’un homme qui, de nature, est impatient, et comparez ce cas avec celui d’un homme que rien n’affecte. Regardez l’humilité divine d’une personne qui, de nature, est hautaine, et comparez cette personne à quelqu’un qui aime à s’effacer. Observez la puissance de Dieu dans une personne faible de caractère et comparez cette personne avec quelqu’un qui, de nature, est fort de caractère. La différence est énorme. Les personnes naturellement faibles ont toujours tendance à penser qu’elles ne servent à rien, à cause de la qualité terreuse de leur vase; mais il n’y a pas de quoi être découragé, puisque le trésor qui se trouve dans le vase est d’une si grande qualité qu’il peut même rayonner avec plus de splendeur dans un tel vase. 
Frères et sœurs, laissez-moi vous répéter encore que tout dépend de la qualité du trésor, et non de la qualité du vase qui le contient. C’est une folie que de mettre l’accent sur l’aspect négatif; nous nous intéressons à l’aspect positif. Le Seigneur peut se manifester lui-même dans la vie de chacun d’entre nous, et lorsque cela se produira, nombreux seront ceux qui contempleront le trésor 

Watchmann Nee