24 février 2012

Le tracé des frontières en Afrique (2)

 

 

 

 

 

 

 

 Les frontières en Afrique 

On estime que 70 % des frontières africaines telles qu’on les connaît aujourd’hui furent définies sans concertation avec les populations concernées, entre la conférence de Berlin et la fin de la première décennie du XXe siècle.
Si ce découpage colonial n’explique pas tous les problèmes actuels de l’Afrique, il n’en reste pas moins vrai que les États africains ont hérité de frontières marquées du sceau des rivalités et des intérêts des anciennes puissances coloniales.

Dès les tout premiers contacts au XVe siècle, les armateurs européens installèrent surtout des comptoirs commerciaux sur les côtes africaines. Ces comptoirs, qu’on appelait aussi factoreries, étaient quasi exclusivement dédiés au commerce. Mais au début du XIXe siècle, ces établissements vont évoluer pour devenir de véritables colonies. Alors que sous l’Ancien régime, la France n’avait presque pas de colonies – à quelques exceptions près, comme Saint-Louis – elle va transformer ses comptoirs du Sénégal en plantations. Celles-ci impliquaient notamment la présence de colons, c’est-à-dire des populations métropolitaines qui s’expatriaient, pour cultiver des terres supposées vacantes. Cet expansionnisme colonial s’exacerba, avec en particulier la rivalité qui opposait alors les Marines anglaise et française. Ces deux pays n’avaient cependant pas toujours les moyens d’affirmer leur puissance en s’arrogeant ainsi de vastes territoires à l’étranger, d’où le recours au système du protectorat, bien plus économique que la colonie. Car celle-ci supposait en effet l’installation sur place d’une administration, qu’il fallait ensuite entretenir.


L'exploration du continent
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, cette réaffirmation de la puissance va aussi passer par l’organisation de grands voyages, qui en France furent l’œuvre d’officiers de marine, et parfois d’explorateurs intrépides comme Paul Belloni du Chaillu, ou encore le docteur Griffon du Ballay. Après sa victoire lors de la guerre franco-prussienne, l’Allemagne se lança à son tour dans cet expansionnisme, en allant notamment à la conquête du Gabon. Il y eut d’abord le professeur Oskar Lenz, qui parcourut les bassins de l’Ogooué, puis, entre 1879 et 1885, le botaniste Hermann Soyaux qui dirigea une plantation de café de la maison Woermann. Mais côté français, l’histoire retiendra surtout les voyages de Pierre Savorgnan de Brazza. Entre 1875 et 1885, ce dernier fit trois expéditions dans cette Afrique centrale, en partant de Libreville (la capitale actuelle du Gabon). Son ultime voyage aboutira à la création des colonies du Gabon et du Moyen-Congo, l’actuel Congo-Brazzaville. À l’époque, les puissances européennes espéraient réaliser d’importants profits en se constituant des empires coloniaux. D’autant qu’en métropole, la surproduction poussait certains à privilégier les investissements outre-mer.

 La multiplication des conflits
Mais sur le terrain, les conflits se multiplièrent. La « course au Nil » faisait rage : toutes les puissances coloniales européennes – Grande-Bretagne, France, Italie et Belgique – souhaitaient effectivement remonter les sources du fleuve, pour le contrôler ou pour créer une liaison entre leurs différents territoires. Ainsi, le Royaume-Uni voulait établir une liaison entre l’Egypte et les territoires qu’il contrôlait en Afrique orientale. Quant à la France, elle voulait rallier ses possessions en Afrique du Nord tout en s’octroyant une façade maritime vers l’Est, qui lui aurait permis de disposer d’une liaison entre l’Atlantique et la Mer Rouge. Un autre conflit, franco-belge celui-là, portait sur le bassin du Congo, car les Belges disputaient en effet aux Français les territoires qu’ils occupaient sur les rives du fleuve Congo. Mais dans la même région, les Portugais avaient également des revendications territoriales.

La conférence de Berlin et le tracé des frontières

Afin de répondre à leurs ambitions commerciales, les Allemands profitèrent de ce conflit pour négocier avec la Belgique et la France, et ce sont finalement les Français qui demandèrent au chancelier Otto Von Bismarck de présider à Berlin une conférence internationale destinée à régler ces différends territoriaux. Les délégations de quinze pays, dont le Portugal et l’Angleterre, se réunirent donc dans la capitale allemande du 15 novembre 1884 au 22 février 1885. Outre le partage de l’Afrique auquel elles procédèrent alors, les puissances coloniales mirent sur pied un « droit international de la colonisation ». Cependant, les ambitions étaient si fortes que la course au Nil se poursuivit, jusqu’à la fameuse crise de Fachoda en 1898. Cette crise diplomatique, qui a failli dégénérer en affrontement armé entre le Royaume-Uni et la France, a non seulement modifié à jamais le cours de l’histoire des régions d’Afrique centrale, mais fut aussi l’un des signes annonciateurs des futurs conflits européens et mondiaux. Surtout, on estime que 70 % des frontières africaines telles qu’on les connaît aujourd’hui furent définies entre la conférence de Berlin et la fin de la première décennie du XXeme siècle. 

Si l’on s’inscrit dans le temps long de l’histoire, il apparaît que ces frontières ont été fixées assez rapidement et par des forces politiques extérieures à des populations alors sous domination étrangère. Et au moment des indépendances, les jeunes États africains héritèrent de toute cette histoire, et donc des frontières marquées du sceau des rivalités et des intérêts des anciennes puissances coloniales. 

D’ailleurs, très vite, en 1964, la toute jeune Organisation de l’unité africaine (OUA) érigea en dogme le principe d’intangibilité des frontières, car elle souhaitait ainsi prévenir les conflits interétatiques. Mais pendant longtemps ce découpage colonial a cristallisé les critiques. Beaucoup considéraient en effet qu’il avait divisé des espaces de vie et des aires linguistiques homogènes de manière totalement arbitraire – les plus radicaux allant même jusqu’à considérer que les frontières constituaient le problème fondamental de l’Afrique. Non seulement cette hypothèse est simpliste, mais en plus il est assez largement admis que les frontières ne coupent pas toujours des espaces homogènes.
Cela étant dit, il n’en reste pas moins que c’est à Berlin que les choses se sont décidées, sans la présence des populations concernées. Et le fait que les tracés frontaliers aient pu ensuite respecter des frontières précoloniales – voire des aires sociales et linguistiques – ne change pas fondamentalement les choses. Car en plus de servir leurs intérêts, les puissances coloniales réglaient aussi leurs rivalités en Afrique en se faisant la guerre ou en s’échangeant des territoires en fonction de l’importance économique qu’ils représentaient pour eux. Ceci constitue l’un des dénominateurs communs à l’ensemble de l’Afrique.

L’une des conséquences est qu’après les indépendances, la France par exemple a continué d’appliquer le vieux principe de « diviser pour mieux régner », en empêchant directement ou indirectement la formation de fédérations d’États telles que les réclamaient certains dirigeants panafricanistes. 
Si la fédération du Mali a échoué, c’est certes à cause des rivalités personnelles, mais aussi parce que l’ancienne puissance coloniale craignait d’y perdre en influence. En Afrique centrale, la France n’aurait pas davantage accepté de voir le Cameroun et le Gabon former une fédération.
 On sait aujourd’hui qu’après la perte de l’Algérie, De Gaulle n’avait qu’une obsession : assurer l’indépendance énergétique de la France. Le pétrole gabonais lui assura une alternative, et dès lors, tout fut mis en œuvre pour y maintenir une stabilité politique. D’ailleurs, le choix d’Ahmadou Ahidjo comme premier président de la toute nouvelle République du Cameroun répondait à une logique similaire. Mais là, les grands moyens furent employés pour écraser l’opposition camerounaise. Une véritable guerre civile commença avant l’indépendance et ne connut son épilogue que bien des années plus tard, avec des dizaines de milliers de victimes.
Cette politique menée par la France au sein de ce qui avait constitué son empire colonial – baptisé plus tard Françafrique – n’est en quelque sorte qu’un prolongement de ce qui existait sous la colonisation avec notamment les sociétés concessionnaires. Mais il y a une différence de taille : l’existence d’une classe dirigeante locale prédatrice, qui dans ces deux pays a servi les intérêts français.

Les frontières ne constituent pas l'unique problème des pays africains

Mais justement, il serait réducteur de considérer que les frontières constituent l’unique problème des pays africains. D’ailleurs, les conflits frontaliers entre États se règlent plus souvent devant la Cour internationale de justice, comme ça été le cas entre le Cameroun et le Nigéria au sujet de la péninsule de Bakassi. Le différend entre le Gabon et la Guinée équatoriale au sujet de l’île de Mbanié a aussi emprunté les mêmes voies légales.
Dans leurs frontières telles qu’elles existent actuellement, les pays africains sont davantage confrontés à l’absence d’État, d’institutions viables et démocratiques et d’hommes capables d’impulser une gouvernance soucieuse de l’intérêt collectif. Certes, on peut aussi ajouter à cette liste la trop petite taille de certains pays, leur pauvreté ou encore leur enclavement. Car comme disait l’ancien président béninois Emile Derlin Zinsou en référence à l’échec regrettable, selon lui, de la Fédération du Mali : « Quand on est premier de rien, on n’est pas premier, on est rien ». Autrement dit, les grands ensembles pourraient avoir l’avantage d’agréger leurs forces tout en mutualisant leurs faiblesses. Mais des exemples comme ceux de Hong-Kong, voire de la Corée du Sud, montrent que dans la longue marche vers le développement, la taille ne constitue pas un paramètre rédhibitoire.

Christian Éboulé
Journaliste camerounais chroniqueur à SlateAfrique.
SLATE AFRIQUE

Les coulisses de la colonisation : la conférence de Berlin (1)

Un peu d'histoire ....
 Les Empires coloniaux au début du XIX°siècle.
- Avant 1850, les colonies existent déjà : les « îles à sucre » pour les Français et les Anglais, Canada, Indes, etc. Les années 1850-80 sont celles d’initiatives isolées : on préfère le contrôle de détroits ou de routes maritimes à la conquête de territoires, jugée coûteuse et incertaine : contrôle anglais de la route des Indes par Le Cap et Aden et des détroits de l’Extrême-Orient (Singapour).

- Toutefois, la France s’implante en Algérie en 1830 et au Sénégal  en 1854, dans le Pacifique (Iles Marquises, 1843 ; et 1853 Nouvelle-Calédonie) puis en Cochinchine (1862). La Grande-Bretagne, elle, s’installe en Nouvelle-Zélande en 1840 et consolide son réseau de comptoirs en Afrique occidentale.

 Les Empires coloniaux (1880-1914) :
- La « chasse aux colonies » s’accélère entre Français et Britanniques surtout, mais aussi entre Belges et Hollandais. En Méditerranée, voie vitale depuis l’ouverture du canal de Suez en 1869 : contrôle anglais sur l’Egypte en 1882, le Kenya et le Soudan ; contrôle français sur la Tunisie (protectorat en 1881), puis sur  le Maroc (1911).

- En 1885 La conférence de Berlin va déterminer les zones d’influence en Afrique noire
Conférence de Berlin 1885 - La ruée sur l'Afrique .Un film de Joël Calmette   vimeo.com
 Comment les diplomates occidentaux ont décidé de l’avenir de l’Afrique, fixant les règles de sa colonisation.
Deborah

L'Europe en 1885 : une civilisation "progressiste"

En 1885, l’hégémonie européenne sur le monde est quasi-totale : les grandes puissances ont bâti des empires coloniaux et contrôlent plus de 70 % des terres émergées de la planète. Au même moment, la méconnaissance de ces territoires, notamment ceux de cette immense Afrique encore peu explorée, est tout aussi totale. Se rajoute à cela un solide sentiment de supériorité. Or, ce sentiment n’est pas l’apanage de l’extrême droite. Il est également partagé par la gauche parlementaire. Les gouvernements européens qui décident du destin de l’Afrique lors de la conférence de Berlin se disent d’ailleurs presque tous « progressistes ». 

Les puissances qui se réunissent à Berlin entre fin 1884 et début 1885 ont deux objectifs : « ouvrir le continent noir à la civilisation » et, par le biais d’un partage équitable des terres à conquérir, « préserver la paix en Europe », menacée depuis le début des années 1880 par les prétentions coloniales des uns et des autres. 
Ces objectifs correspondent au grand principe qui fonde la politique extérieure du chancelier allemand Otto von Bismarck, hôte de la réunion : l’équilibre des puissances. 

 Les nations invitées y adhèrent toutes dans leur propre intérêt, puisque l’Europe connaît depuis dix ans une croissance sans précédant : la crise économique des années 1870 a fait place à une conjoncture favorable ; les grandes entreprises britanniques, allemandes et françaises accumulent les richesses. Ces mêmes entreprises exercent, à travers des lobbies, des pressions sur le chancelier Bismarck, par principe farouchement opposé à toute politique coloniale de l’Empire allemand. Au cours de ses dernières années au pouvoir, Bismarck est cependant amené à faire des concessions. Le système allemand, une sorte d’oligarchie dominée par la noblesse prussienne et les grands commerçants, ne s’est guère démocratisé. Mais le « chancelier de fer » montre plus d’une fois sa volonté de ménager l’opposition libérale. 

De grandes entreprises, en passe de devenir multinationales, qui poussent le gouvernement à plus d’impérialisme : la situation allemande présente des ressemblances avec celle du Royaume-Uni. D’autant plus que le chef de fil du centre-gauche William Gladstone, au pouvoir entre 1880 et fin 1885, s’est toujours montré défavorable à une « ruée sur l’Afrique ». Mais, face à une situation internationale tendue et à de fortes pressions économiques et nationalistes, Gladstone finit par donner satisfaction à l’opinion publique. Au point de dévoiler ses prétentions impérialistes au moment même où se déroule la conférence de Berlin : en janvier 1885, les troupes de Sa Majesté occupent définitivement le Soudan et l’Egypte.

Quant au Portugal, il ne peut plus prétendre à de telles revendications expansionnistes : l’époque d’Henri le Navigateur (1394-1460), lorsque ce petit royaume était le premier pays d’Europe à lancer ses caravelles contre la côté africaine, est révolue depuis longtemps. De fait, il s’agit désormais d’un des pays les plus pauvres du continent, un des rares États qui ont besoin de leurs colonies pour survivre économiquement. Depuis les années 1860, des gouvernements progressistes se succèdent. Le Portugal est ainsi le premier pays européen à abolir la peine de mort en 1867. Ces dirigeants veulent à tout prix préserver les colonies déjà acquises. Mais ils commencent à plaider leur cause avec une rhétorique fondée sur une prétendue défense des droits de l’homme. Un cas similaire à celui de l’Espagne, également en proie à la sclérose institutionnelle et à la pauvreté, où l’année 1885 marque justement le retour au pouvoir des libéraux de Práxedes Sagasta.

En France, les forces de centre-gauche ont aussi le vent en poupe, après les premières années difficiles de la IIIe République. Et le consensus règne : les « progressistes » se disent tous largement favorables à la colonisation. Le discours de Victor Hugo du 18 mai 1879, lors d’un banquet pour commémorer l’abolition de l’esclavage en France, est révélateur : « Refaire une Afrique nouvelle ; rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation tel est le problème. L’Europe le résoudra. […] Versez votre trop-plein dans cette Afrique, et du même coup résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires ! Faites des routes, faites des ports, faites des villes ; croissez, cultivez, colonisez, multipliez. » De même, le père de l’école républicaine laïque et chef de gouvernement Jules Ferry expose, lors de sa fameuse allocution devant l’Assemblée nationale du 28 juillet 1885, les motivations presque pédagogiques de sa politique coloniale : « Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu'en effet les races supérieures ont un droit et des devoirs vis-à-vis des races inférieures... ».

L’ignorance des réalités sur le terrain et le double discours des progressistes européens, avides d’exploiter les richesses de tout un continent sous couvert d’aide humanitaire : le contexte était favorable pour livrer le bassin du Congo au roi Léopold II, un « philanthrope » en somme typique de son temps. La création de l’État de l’Association internationale du Congo constitue la seule véritable décision prise lors de la conférence de Berlin et respectée par la suite. En quelques années seulement, ce nouvel ensemble géopolitique deviendra la propriété privée de la couronne belge – et un véritable symbole de l’exploitation coloniale de l’Afrique, décrit de façon poignante par Joseph Konrad dans Au cœur des ténèbres.(PDF)(1)

Mais toutes les tentatives de « partage équitable » et tous les bons sentiments ne pourront pas éviter le cataclysme. Les deux plus grands pays d’Europe par la taille sont aussi les deux seuls États avec des gouvernements résolument conservateurs – et sans colonies d’outre-mer : l’Empire russe et l’Autriche-Hongrie ne participent pas activement aux pourparlers de Berlin. Or, le conflit entre ces deux puissances va provoquer, trente ans à peine après la « conférence de paix » de Berlin, la catastrophe. Ce n’est qu’après la guerre de 14-18, l’expérience de la destruction massive et l’horreur des tranchées que le poète français Paul Valéry admettra enfin : « Nous autres, civilisations occidentales, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. »
Alexander Knetig
Edité le : 14-02-11

1 Version  anglaise : Heart of darkness PDF

21 février 2012

Racines de l'union européenne


 Il est important de connaître  les racines historiques de la construction européenne et son réel objectif pour comprendre  la crise d'aujourd'hui et pour percevoir ce qui nous attend dans le futur et  ce  qui nous est annoncé dans les Ecritures;
On retrouve les mêmes politiques d'entente, les mêmes pays, acteurs et cartels d'hier et les mêmes associations de capitaux  sous " d'autres noms" ; Notre histoire de France a été censurée et celle  de  l'Union .E également

I  L’UNION EUROPÉENNE : MYTHE ET RÉALITÉS. 
Par Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université Paris VII  
 
L’exposé historique qui suit révèle une « Union européenne » fidèle, tout au long de sa vieille histoire, à son objectif primitif d’écrasement des salaires et de maximisation des profits. Définis peu après la Première Guerre mondiale, ses plans commencèrent à être mis en œuvre pendant la première phase de la collaboration économique franco-allemande, entre 1924 et la crise des années trente. Leur application prit tout son développement, d'abord sous tutelle strictement allemande, pendant l'Occupation, puis dans la sphère d'influence américaine, celle de l’après-1945 progressivement élargie, depuis la liquidation de l’URSS, à presque tout le continent – le champ de notre « Union européenne » d’aujourd'hui. 


Europe : mythe et réalités par worldhistoria

 Le veto enregistré dans presque tous les (rares) pays où un référendum sur le cadre politique de l’Union européenne a été organisé atteste la prise de conscience populaire de ses réalités. Le jugement objectif a tardé, tant les promesses d’Eldorado ont accompagné, après la Deuxième Guerre mondiale en Europe occidentale, après la chute de l’URSS en Europe orientale, les grandes étapes de ce vaste plan d’unification des salaires au niveau le plus bas possible. Depuis que le paradis européen est apparu pour ce qu’il était – une impitoyable course au « dumping social » –, un nouveau thème (électoral) a surgi : la liberté illimitée du capital, baptisée « concurrence non faussée », serait la « dérive » malheureuse, récente et inattendue d’une Europe initialement « sociale ». 

 Pour en savoir plus

Le choix de la défaite
Le rôle de la Banque de France et de la Banque d'Angleterre dans l'entre-deux-guerres (Elles étaient alors des banques privées), la défaite de 1940 et la collaboration.


 
Le choix de la défaite. par worldhistoria

II De la crise des années 30 à celle d'aujourd'hui


La stratégie du choc en France, de la crise des années 1930 à celle d'aujourd'hui" Conférence d'Annie Lacroix-Riz (27/09/2011)
  Elle  analyse ici avec humour ce qui fût commun aux 3 crises pour mettre en esclavage les salariés et combattre les salaires : On administre la crise et les lois de telle façon que les salariés n'y comprennent rien..On emploie aujourd'hui les mêmes méthodes qui furent appliqués en 1938 ou les salariés furent vaincus :"la réforme de l'état" . "La gauche raisonnable unie à la droite a fait passer la république à trépas y compris dernièrement avec  l'Europe.."La réforme de l'état "veut dire exactement:  réduire le parlement à un "ectoplasme" , parlement  qui normalement devrait être à l'initiative des lois et avoir l'initiative financière de ces lois, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui .La politique d'avant guerre doit nous servir de leçon aujourd'hui ". 
"l'Union européenne et le FMi  ont  établi un plan de tutelle sur les états qui sont la traduction de la guerre à plusieurs contre les salaires " C'est la même chose qui a commencé en 1919 ...avec la banque des réglements internationaux  


                   

Deborah